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Table des matières
Veille
février 2006
1 Un magazine en or massif (Stratégies du 09/02)
Ce sera l’événement de l’été dans la jet-set. C’est en tout cas l’ambition de Spear Media, qui lancera au printemps Wealth Management Survey, un trimestriel présenté par ses créateurs comme le premier titre exclusivement destiné aux Européens les plus fortunés. Une cible que ce groupe de presse britannique connaît bien, puisqu’il édite notamment Annabel’s, un magazine destiné aux membres d’un célèbre club privé londonien fréquenté par la crème de la société britannique.
Visant une diffusion de 25 000 exemplaires en Grande-Bretagne et de 5000 dans le reste de l’Europe, la direction du magazine sélectionnera strictement son lectorat en n’invitant à s’abonner (moyennant 175 livres sterling, soit 257 euros) que ceux pouvant se targuer d’une fortune d’au moins 5 millions de livres sterling (7,3 millions d’euros). Les 2000 résidents britanniques les plus riches, parmi lesquels figurent l’homme d’affaires russe Roman Abramovitch (propriétaire du club de football de Chelsea, à Londres) et l’écrivain JK Rowling (la maman d’Harry Potter), ont déjà reçu, eux, un abonnement gratuit d’un an. Cette cible est des plus alléchantes pour les annonceurs de luxe, qui trouvent ici un support rare (7700 euros la simple page, plus de 14 000 euros la double). En plus de nombreuses publicités classiques pour des banques, cabinets d’investissement et autres produits haut de gamme, le numéro zéro publie des encarts vantant des activités de niche allant du service de protection privée à la vente de voitures blindées. Novatrice, notre ligne éditoriale est éloignée de celle des traditionnels magazines de loisirs pour riches.L’importance des contrats prénuptiaux, la disparition des paradis fiscaux et la manière d’éviter les kidnappings sont quelques-uns des sujets phares sélectionnés par le rédacteur en chef, le bien nommé William Cash, lui-même marié à une héritière, Ilaria Bulgari.
2 Philippe Lentschener a son blog (CB News du 19/01)
Le président de Saatchi & Saatchi France inaugure son blog. S’il prend la parole sur divers sujets d’actualité, Philippe Lentschener y convie également chaque semaine une personnalité. Première en date : Denis Olivennes, président de la Fnac, au sujet de l’amendement légalisant
L’échange gratuit de fichiers musicaux ou cinématographiques (http://lentschener.blogs.com/).
3 La presse britannique est à son plus bas niveau de diffusion depuis 1945 (Le Monde du 18/01)
La presse britannique continue, globalement, de perdre des lecteurs. La diffusion des journaux a chuté de 3 % en 2005, après une baisse de 2 % en 2004, selon les derniers chiffres publiés par l’organisme de contrôle de la diffusion de la presse (Audit Bureau of Circulation, ABC). Le total des ventes de la presse quotidienne est tombé en dessous de 11,5 millions d’exemplaires (dont 9 millions pour les journaux populaires), son plus bas niveau depuis 1945.
Ce tableau d’ensemble plutôt sombre montre cependant, à l’examen détaillé, une situation très contrastée selon les types de journaux. Ainsi, la presse dite "de qualité" fait mieux que tirer son épingle du jeu, puisqu’elle enregistre une croissance de 1,2 % au cours du deuxième trimestre de 2005. Une partie de son lectorat butine d’un titre à l’autre, au gré du renouvellement de l’offre rédactionnelle.
Pionnier, en septembre 2003, du passage d’un journal de qualité au format tabloïd, qui avait un temps dopé ses ventes, The Independent souffre à nouveau d’une légère érosion de son lectorat, malgré ses "unes" surprenantes et ses titres accrocheurs. The Guardian, le grand quotidien de centre gauche, est le succès du moment : en adoptant, en septembre 2005, le format berlinois - celui du Monde - et la couleur à toutes les pages, il a progressé de 6 % au cours des six derniers mois. Reste à savoir s’il s’agit d’un gain durable, la diffusion s’étant tassée en décembre, à moins de 400 000 exemplaires.
Malgré le lancement, en octobre, d’une nouvelle formule très élégante, le quotidien conservateur Daily Telegraph, dernier adepte du grand format, est passé sous la barre des 900 000 exemplaires. Son rival, le Times (centre droit), qui a adopté le format tabloïd, progresse, avec 660 000 exemplaires. La presse dominicale de qualité résiste elle aussi à l’érosion des ventes (- 0,7 %). The Sunday Times reste en tête, avec 1,35 million d’exemplaires (+ 2 %).
La crise du lectorat affecte surtout les journaux du marché médian, notamment le Daily Express (- 11,2 %) et son édition hebdomadaire, et la presse populaire (- 3 %), les fameux tabloïds. The Sun demeure cependant, de loin, le premier journal du pays, avec 3,1 millions d’exemplaires, devant le Daily Mail (2,2 millions) et le Mirror (1,6 million). Le dimanche, News of the World (3,7 millions) augmente son avance sur le Mail on Sunday (2,3 millions). En optant à nouveau pour un contenu très racoleur, le Mirror a perdu le crédit gagné par son hostilité intransigeante à la guerre en Irak, que la publication de photos truquées de tortures avait, il est vrai, déjà entamé.
Les tabloïds sont les premières victimes de la concurrence de la presse gratuite - en l’occurrence, le quotidien Metro - et de l’essor d’Internet. Mais tous les journaux souffrent des mêmes maux : des jeunes qui lisent moins que leurs aînés, une diminution des points de vente... Les revenus publicitaires baissent alors que les coûts de fabrication augmentent, avec la modernisation de la présentation éditoriale, les lourds investissements dans les imprimeries et les onéreuses campagnes promotionnelles offrant gratuitement au lecteur, livres, CD et autres DVD.
"L’audience pour un journalisme sérieux ne cesse de s’agrandir, observe Robert Thomson, rédacteur en chef du Times. Mais le journalisme sérieux revient sérieusement cher."
Malgré toutes ces difficultés, la presse britannique a encore de quoi susciter plus d’envie que de pitié, notamment vue du continent. Par habitant, on lit deux fois et demie plus de journaux en Grande-Bretagne qu’en France.
4 Les marques veulent désamorcer la défiance (Le Monde, du 26/01)
Certaines publicités sont plébiscitées spontanément par le public. Le spot pour Canal+, signé par l’agence BETC, le prouve. Les ressorts du quiproquo basé sur l’ambiguïté du mot "empereur" fonctionnent à merveille : un homme raconte à sa collègue des scènes du documentaire animalier Le Dernier Empereur ; celle-ci se méprend et substitue dans son imagination une Grande Armée de... Napoléons aux oiseaux de la banquise. Le documentaire prend alors des allures de fiction historique rocambolesque. Sur Internet, les téléchargements de ce spot vont bon train.
Lorsque le public s’empare d’une campagne et en fait la promotion, la marque a gagné. Mais ces exemples sont rares. Les publicitaires sont actuellement plutôt confrontés à des consommateurs tentés de prendre leur distance avec les marques. "L’indifférence est le pire ennemi de la publicité", soutient Gilles Masson, cofondateur de l’agence M & C Saatchi-GAD. Françoise Hernaez-Fourier, de TNS Media Intelligence, évoque, quant à elle, "un phénomène de défiance".
Les publicitaires réagissent. "Certaines marques construisent des sagas pour s’assurer une pérennité", explique M. Masson. SFR a choisi un duo de comédiens pour mettre en scène, sous la forme d’un feuilleton, ses services de téléphonie mobile. Le secteur de la banque et de l’assurance aussi. Après la Maaf, le CIC, c’est au tour de LCL, du Crédit agricole et d’Axa de s’en emparer.
Les marques jouent également l’effet de surprise et le décalage pour surprendre le consommateur. " La tendance de l’année, c’est la réconciliation du public avec des concepts de communication forts, décalés, pensés pour entraîner l’adhésion des Français", explique Benoît Tranzer, directeur général d’Ipsos Asi France. Le recours aux effets spéciaux spectaculaires est fréquent. On l’a vu avec Canal+, mais aussi avec Citroën, qui transforme sa C4 en robot dansant.
" L’idée est aussi de donner plus de sens aux marques, d’avoir un discours éthique, d’évoquer la transparence", ajoute Mme Hernaez-Fournier. Dans un secteur où les relations avec le consommateur sont tendues, celui des fournisseurs d’accès à Internet, Alice, met ainsi en scène dans son spot le concept même de transparence. M. Masson évoque aussi "l’intrusion des thématiques sociales", illustrée, par exemple, par les campagnes Leclerc contre la vie chère.
5 Les grands médias traditionnels n’ont pas dit leur dernier mot (Courrier International du 23/01)
Les nouveaux marchés émergents de l’ère du numérique bousculent les grands groupes de médias et de divertissement. Mais, selon The Economist, ces derniers disposent d’atouts qui sont loin d’être négligeables.
"Les groupes de médias et de divertissement souffrent énormément et on commence à s’inquiéter de la permanence du phénomène. Aux Etats-Unis, les parts des sociétés de médias traditionnels comme News Corporation, Comcast et d’autres géants de la télévision, du cinéma, de la radio et de l’édition ont chuté de 25 % dans l’indice Standard & Poor’s 500 ces deux dernières années, malgré des résultats financiers héroïques. Pendant ce temps, la valeur de Google, qui est coté en Bourse depuis 2004, est égale à celles combinées de Walt Disney, News Corporation et Viacom, trois monstres de la jungle des médias traditionnels", constate The Economist. Comme le faisait remarquer un gros investisseur, "le marché pense que quelque chose fera péricliter les médias traditionnels, soit le piratage, soit les enregistreurs de vidéo, soit Google".
Ces craintes sont loin d’être infondées. "Les grands groupes ont vu leurs journaux et magazines perdre des lecteurs et de la publicité en faveur d’Internet ; leurs activités musicales souffrent du piratage et des chutes des ventes, et les jeux vidéo captivent les nouvelles générations de consommateurs. Ils craignent pour leurs films et leurs chaînes de télévision, la base de leur métier", poursuit l’hebdomadaire.
Mais, "dans son évolution, Internet se situe encore à un stade qui serait l’équivalent de l’ère du film muet. Ce n’est que maintenant qu’il entre dans l’âge de la vidéo de haute qualité, avec l’accès haut débit. De ce fait, Time Warner, News Corporation, Disney et les autres groupes de médias seront en mesure de gagner de l’argent avec leurs archives de films et d’émissions de télévision", note The Economist. Pour illustrer les défis posés par Internet à la grande industrie des médias et du divertissement, la célèbre revue britannique affiche sur sa couverture l’un des symboles de la production cinématographique hollywoodienne, King Kong.
"Les temps de crise impliquent des mesures de crise", assure par ailleurs The Economist en observant les changements dans le secteur de la presse écrite. "Les quotidiens britanniques fournissent avec frénésie des objets gratuits [CD, DVD et divers gadgets]. Et en Allemagne, en France, en Italie, en Pologne et à travers l’Amérique latine ; la presse papier fait également de plus en plus de suppléments et dossiers gratuits pour tenter d’attirer de nouveaux lecteurs. Au Royaume-Uni, la diffusion des journaux nationaux a chuté de 3 % en 2005, après un déclin de 2 % en 2004. La même tendance de baisse de la diffusion se répète à travers l’Europe et les Etats-Unis". Pour The Economist, le fait est que "de nombreux journaux n’ont pas d’autres choix que d’offrir des produits gratuits, dans la mesure où tout le monde le fait".
La confirmation des négociations avancées entre Disney et les studios d’animation Pixar, ceux-là mêmes qui ont enregistré plusieurs grands succès au box-office, est significative. "Un accord avec Pixar aurait le double avantage pour Disney d’attirer le géant des médias plus près de Steve Jobs, le directeur exécutif de Pixar mais aussi le dirigeant d’Apple. Cela est d’autant plus important au moment où la technologie digitale force des sociétés comme Disney à proposer leur contenu sur une variété de nouveaux instruments comme l’iPod d’Apple", note de son côté le Financial Times.
Mais The Economist ne croit pas à la fin des grands groupes de médias traditionnels. "Certains s’inquiètent du fait qu’avec le temps les sociétés de médias nouveaux ne laissent aux médias traditionnels que le rôle de producteurs de contenus. Les médias numériques vont sans doute créer de nouvelles stars et de nouvelles activités, mais produire du contenu vidéo de haute qualité restera toujours une tâche impressionnante et onéreuse". Et The Economist de résumer son propos par une phrase extraite de King Kong : "La souffrance est passagère, mais le film est immuable."
6 Metropoli, un hebdomadaire pour les immigrés en Italie (Courrier International du 20/01)
Le dernier-né de la maison Repubblica s’appelle Metropoli, un supplément hebdomadaire du quotidien romain "entièrement pensé pour les étrangers qui vivent en Italie et qui leur est exclusivement consacré", explique le directeur du journal, Ezio Mauro. Un groupe qui représente aujourd’hui près de 3 millions de personnes - 4,8 % de la population - et qui constitue un "moteur de la vie économique (plus de 190 000 entrepreneurs, 1 million de titulaires de comptes courants), culturelle (400 000 enfants scolarisés) et sociale (500 000 aides ménagères et assistantes à domicile) de notre pays", observe le quotidien.
"Metropoli est avant tout la preuve du changement intervenu dans notre pays ces dix dernières années", poursuit Mauro. "C’est la première fois qu’un grand quotidien national décide de s’adresser directement à ce public, en identifiant dans le monde de l’immigration non seulement un nouveau marché de lecteurs, mais un trésor - en grande partie méconnu de la presse italienne - d’expériences, de cultures, de traditions, d’intérêts, de valeurs et d’exigences qui méritent d’être découvertes et mises en avant par les journaux. Un acte de confiance dans le dialogue, dans la cohabitation citoyenne, dans l’enrichissement que procure l’échange réciproque des expériences, dans la possibilité de grandir ensemble dans une Italie qui sera naturellement différente de celle que nous avons connue jusqu’ici."
Avec ses 24 pages, le supplément s’est fixé pour objectif de "donner la parole à ces nouveaux citoyens - même s’ils ont aujourd’hui un statut différent -, à leurs problèmes et aux difficultés qu’ils rencontrent dans leur processus d’intégration. En même temps, Metropoli est un hebdomadaire de services, et il tentera, grâce au concours de plusieurs experts, d’aider les étrangers à se tirer d’affaire dans les méandres de la bureaucratie italienne. On y trouve également une page d’offres d’emploi et des renseignements sur des sujets fondamentaux, comme l’école, la santé et l’évolution des lois sur l’immigration. On y rencontre aussi les différentes communautés immigrées qui vivent en Italie, avec leur histoire, leurs personnages et les expériences que ceux-ci ont vécues. Enfin, on trouve dans Metropoli des approfondissements culturels - recettes de cuisine exotiques ou informations sur les sports des pays lointains."
7 Vers une balkanisation du réseau ? (Courrier International du 19/01)
"Quinze ans après l’émergence d’Internet pour un usage commercial, certains pays et organisations mettent en place des réseaux rivaux qui pourraient menacer l’interconnectivité à l’échelle globale." Dans une longue enquête, le Wall Street Journal s’inquiète des initiatives visant à remettre en cause la gestion exclusive d’Internet par les Etats-Unis, pays fondateur de la Toile. Ainsi, la Chine a créé trois noms de domaine en caractères chinois, ce qui signifie que leurs sites et adresses mél sont inaccessibles aux utilisateurs non chinois. De même, la Ligue arabe, forte de 22 pays membres et de 300 millions de personnes, a suivi, en utilisant des caractères arabes.
Si autrefois les pays en voie de développement n’avaient ni les infrastructures, ni le savoir-faire nécessaires pour créer leur propre réseau, "aujourd’hui les choses ont changé", souligne le quotidien des affaires américain. "A mesure que des gens issus de pays en développement utilisant des systèmes d’écriture différents accèdent à Internet, notamment de pays comme la Chine, avec ses 1,3 milliard d’habitants, les réseaux alternatifs peuvent atteindre une masse critique. Cette tendance est liée au malaise que provoque l’influence du gouvernement américain sur une ressource globale, mais aussi à l’antipathie que suscite l’administration du président George W. Bush", observe le quotidien.
Certains acteurs d’Internet relèvent une tendance à la balkanisation de la Toile. Jusqu’à présent, le système des noms de domaine, appelé "root" - racine -, comprenant 264 suffixes Internet, est coordonné par un groupe privé à but non lucratif, l’ICANN, l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, qui travaille sous l’aile du ministère du Commerce américain. Mais le contrôle unilatéral d’Internet par l’ICANN a été remis en question lors du sommet mondial sur la société de l’information, à Tunis, en novembre 2005. Plus de 170 pays avaient lancé une demande en ce sens à la délégation américaine. Washington objecte de son côté qu’une telle évolution risque de mener à "une bureaucratisation d’Internet et de l’innovation".
En Europe, des initiatives existent. L’Open Root Server Network, ou ORSN, créé en février 2002 par un informaticien allemand méfiant à l’égard de l’administration Bush et de sa politique étrangère, en fait partie. Une cinquantaine de fournisseurs de services Internet dans une poignée de pays européens l’utilisent déjà. Pour l’heure, l’ORSN conserve les mêmes noms de domaine que ceux de l’ICANN, mais il pourrait, en cas d’instrumentalisation d’Internet par Washington, s’en désolidariser.
Par ailleurs, "une autre compagnie, appelée UnifiedRoot, basée à Amsterdam, a franchi un pas supplémentaire en commençant à proposer aux clients le droit d’enregistrer le nom de domaine de leur choix en remplaçant le ’.com’ par le nom de leur société, le tout au tarif de 1000 dollars, plus 250 dollars par an par la suite". Mais les sites seront inaccessibles aux utilisateurs de la Toile gérée par l’ICANN.
8 Le statut de pigiste démantelé ? (Libération du 01/02)
Le gouvernement et les patrons de presse travaillent à un projet de démantèlement du statut des pigistes, a assuré hier le syndicat de journalistes SNJ-CGT. Ce projet prévoirait d’assimiler les journalistes rémunérés à la pige aux intermittents du spectacle et à vider de son contenu la loi du 4 juillet 1974. selon le syndicat, cette loi qui accorde le même statut aux pigistes qu’aux permanents en matière de contrat de travail et de salaire (congés payés...) protègerait trop bien les pigistes aux yeux des patrons.
9 AOL et Yahoo inventent le mail payant (Le Figaro du 06/02)
Les deux sociétés sortiront dans les prochains mois un service payant pour les entreprises qui souhaitent s’assurer que leurs messages électroniques parviendront sans encombre à leurs destinataires.
C’est une révolution dans le monde de l’Internet où la gratuité règne en maître. Dans les prochains mois, AOL et Yahoo, deux des plus gros fournisseurs de courriels, proposeront aux entreprises d’acheminer leurs mails moyennant subsides. Ainsi pour un tarif allant de 1 cent à 20 centimes d’euros, les entreprises seront assurées de voir leur mail parvenir à leur destinataire plus rapidement, sans virus et sans passer par la case « spam ». Avec AOL, par exemple, les mails iront directement dans la boite principale du destinataire et n’auront pas à passer par des filtres qui acheminent de nombreux mails vers les boites spams. Grâce à ce système les deux compagnies californiennes espèrent engranger des millions de dollars par an.
AOL et Yahoo accepteront toujours d’acheminer les mails non payant mais sans leur fournir ce traitement de faveur. Argumentaire des promoteurs du mail payant : cela permettra de remettre un peu d’ordre dans le monde de l’email, qui, à cause des « spams », des escroqueries en ligne ou de la publicité, devient un outil de communication de moins en moins sûr. Selon des rapports publiés par AOL et Yahoo, le système a déjà été expérimenté sans encombre.
Pour justifier cette décision, le porte parole d’AOL relève que les services postaux classiques s’étaient aussi diversifiés pour apporter aux consommateurs de meilleurs services comme les lettres avec accusé de réception par exemple.
Ce service serait assuré par une entreprise baptisée « Goodmail Systems ». Elle ciblerait plus particulièrement les banques et les services de vente par internet, premiers utilisateurs de courriels. De nombreuses entreprises comme la Croix Rouge américaine ou le New York Times prévoient déjà de passer par le « Goodmail Systems ».
Reste que l’annonce d’AOL et de Yahoo soulève de nombreuses questions : ce service, réservé à la base pour les grosses entreprises, ne risque t-il pas de se retourner contre les utilisateurs privés, notamment lors des commandes passées en ligne ?. En effet, certaines compagnies risquent de voir leur mail de bons de commandes ne jamais parvenir à leurs destinataires si elles ne souscrivent pas à ce service.
Ensuite, certaines compagnies accepteront de payer certes, mais d’autres estimeront qu’elles sont prises en otage. Selon un expert d’Internet, le risque est que de très grosses entreprises appellent leurs clients à se détourner d’AOL et Yahoo et à utiliser d’autres serveurs mails.
Mardi, la commission sénatoriale déléguée au Commerce se réunira pour examiner jusqu’à quel point ce nouveau système entrave le principe d’ouverture totale du marché.
10 Quotidiens régionaux et gratuits agitent « Le Monde » et Lagardère (Le Figaro du 04/02)
En prenant, il y a un an, 15% du capital du Monde SA, le groupe Lagardère n’avait en fait d’yeux que pour deux actifs de ce groupe de presse : sa régie publicitaire et son quotidien régional Midi libre, bénéficiaire à hauteur de 8 millions d’euros en 2004. Alors que les accords sur la régie du Monde butent encore sur la valorisation de la part de Publicis, les discussions sur les actifs de presse régionales avancent. Hachette Filippachi Médias (HFM), filiale de Lagardère, a indiqué hier être « engagé dans des réflexions avec le groupe Le Monde sur l’avenir de la PQR dans le Grand Sud ».
Les deux groupes travaillent à la constitution d’une structure commune accueillant les titres d’Hachette - La Provence, Nice Matin, Var Matin -et celui du Monde, Midi libre. Le Monde pourrait prendre jusqu’à 51% du capital de cet ensemble valorisant assez bien le pôle Midi libre.
Un ou deux nouveaux gratuits à Paris
Fort de ce holding commun, ces quotidiens régionaux pourront mettre en oeuvre plus facilement des offres publicitaires communes. Une façon aussi de faire face aux nouvelles dispositions réglementaires qui autorisent, à compter de janvier 2007, la grande distribution, grand annonceur de la presse locale, à faire de la publicité institutionnelle sur les chaînes hertziennes.
S’associer, c’est aussi être plus fort face à la menace que constitue la presse gratuite. Ce sujet est revenu sur la table jeudi à l’occasion d’un comité stratégique au Monde. Les deux groupes sont convaincus qu’il manque un gratuit parisien au réseau de quotidiens gratuits « Ville plus » déjà actifs en régions. Le Monde et Lagardère travaillent à un projet de gratuit du matin pour contrer 20 Minutes et Metro, implantés sur ce créneau depuis 2002. La Socpresse (éditeur du Figaro) dispose, elle aussi, d’un projet avancé qui privilégie une distribution l’après-midi. Le modèle économique de ce titre comme le concept rédactionnel et les maquettes du journal sont à ce jour finalisés. Le lancement est prévu pour courant mars. La Socpresse étudie toujours la possibilité de s’associer avec un ou des partenaires, mais reconnaît pouvoir y aller seul.
11 L’édition dans le rouge en 2005 (Le Figaro, du 06/02)
Pour la première fois depuis 1997, le marché de l’édition est en retrait de 0,5%. Une situation néanmoins contrastée qui affecte davantage l’encyclopédie que la jeunesse.
Astérix, Harry Potter et Dan Brown ne seront pas parvenus à sauver le marché de l’édition en 2005. D’après l’enquête Livres Hebdo/1+C, le marché a reculé de 0,5% l’année dernière, du jamais vu depuis 1997. Si la production de livres s’est calmée (en hausse de 2,4% avec 53 462 nouveaux titres) et les prix sont restés modestes avec une progression limitée à 0,9%, les ventes ont quand même marqué le pas. Mais la situation s’avère très contrastée d’un secteur à l’autre. Les plus affectés par ce retournement de conjoncture sont sans aucun doute les livres scolaires et parascolaires (- 1,5%) et les encyclopédies (- 2,5%). La jeunesse et la bande dessinée permettent, en fait, d’éviter la catastrophe. Le livre jeunesse, porté par Harry Potter, a même enregistré une croissance de 5,5%, tandis que la bande dessinée, dopée par la puissance des mangas et la sortie du dernier Astérix, a fini l’année en hausse de 5%.
L’activité a été très inégale avec quatre mois seulement dans le vert : avril (+ 3,5%), mai (+ 4%), octobre (+ 7%) et décembre (+ 2,5%). D’après Livres Hebdo, tous les distributeurs de livres ont noté une baisse de leurs recettes. Ce sont néanmoins les grandes surfaces culturelles qui s’en tirent le mieux avec une progression de 1,5%. Les hypermarchés ont connu une croissance nulle. Mais ce sont les libraires qui souffrent le plus avec des contre-performances comprises entre - 0,5% et - 3%. Le panier moyen du lecteur est resté stable à 18 euros grâce à un sursaut de consommation à Noël. Mais la fréquentation des points de vente a reculé sur environ 50% du panel Livres Hebdo.
C’est donc toute l’économie du livre qui a souffert l’année dernière. Phénomène nouveau, les best-sellers ne suffisent plus à tirer le marché. Les taux de retour ont gagné deux points, affectant la trésorerie des libraires. Un phénomène inquiétant quand on sait que le livre est le premier produit culturel vendu en France avec 47% de part de marché. Avec 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2004, la vente de livres est quatre fois plus importante que le chiffre d’affaires du cinéma et deux fois plus importante que celui de la musique en France.
Le bilan morose que dresse l’enquête de Livres Hebdo pourrait cependant être nuancé par les chiffres du Syndicat national de l’édition (SNE). Des données qui ne seront disponibles qu’en mai prochain. Pour autant, d’après nos informations, le SNE, qui dresse son bilan à partir du chiffre d’affaires des éditeurs, devrait annoncer une année tout juste dans le vert, comprise entre 0 et 0,5%. Des résultats qui sont loin d’être représentatifs de la performance des deux géants français de l’édition, Hachette Livre et Editis qui chacun annonceront une croissance de leur chiffre d’affaires d’environ 10% en 2005.
12 Google, un monstre qui joue les gentils (Courrier International du 14/02)
Google domine le monde du web. Pour mieux comprendre le phénomène, Time a visité le cœur de son empire, dans la Silicon Valley. Un voyage instructif, dans l’une des plus éclatantes réussites de l’ère des nouvelles technologies.
"Don’t be evil" ("Ne soyons pas méchants"). Comment peut-on afficher pareille devise quand on est le moteur de recherche sur Internet le plus célèbre au monde et que Wall Street vous cote à plus de 100 milliards de dollars ? La réponse à cette question est sans doute au cœur même de la compagnie américaine, dont le quartier général est installé dans la Silicon Valley, en Californie. L’hebdomadaire Time a passé plusieurs jours dans les locaux du Googleplex Campus pour y découvrir, sinon les secrets, du moins les méthodes de travail de Sergey Brin et Larry Page. "La trentaine à peine entamée, avec l’obstination de la jeunesse et peut-être l’aura de l’invincibilité, les cofondateurs de Google poursuivent leurs affaires à leur manière", note Time. A ce duo lumineux, un troisième homme s’est joint, Eric Schmidt, présenté par Time comme "une sorte de cinquième Beatle, mais en plus rentable", et qui occupe le rôle de PDG.
"Après huit années de croissance incroyable, il est raisonnable de se demander si Google risque de faire un faux-pas. En d’autres termes, Google peut-il maintenir son succès et rester fidèle à ses idéaux qui l’ont rendu si populaire ?" s’interroge Time.
C’est en blouse blanche de laboratoire que Larry Page et Sergey Brin écoutent les propositions des équipes d’ingénieurs qui défilent devant eux, pour valider ou rejeter leurs nouveaux projets. Au cours d’une de ces entrevues, Time est témoin d’une scène emblématique. A des ingénieurs qui proposent de générer des revenus publicitaires supplémentaires en ajoutant de petits liens de sponsors aux résultats de recherche d’images, Larry Page demande : "Ne faisons-nous pas encore assez d’argent ?" Une réaction désarçonnante, qui provoque des éclats de rire. Le projet est finalement rejeté, en dépit des 80 millions de dollars par an qu’il rapporterait.
Pour l’hebdomadaire américain, il s’agit d’une illustration de leur devise. Tout comme le fait d’avoir refusé aux procureurs américains de transmettre des données sur les internautes le mois dernier. "C’est pourquoi la décision de Google de lancer un site censuré en Chine était si discordante", souligne Time. A ce égard, Vint Cerf, l’un des pères de la Toile mondiale, aujourd’hui embauché chez Google comme "grand manitou d’Internet", répond sans convaincre : "Dans ’Ne soyons pas méchants’, il y a ’Ne soyons pas hors la loi’."
"Mais il y a une autre question fondamentale qui embarrasse Brin et Page : est-ce que Google a un plan ?" La compagnie semble se disperser dans des projets aussi divers que la diffusion d’Internet gratuit sans fil à San Francisco, un magasin de vidéos en ligne qui vend des shows télévisés et des matchs de basket, un projet de numérisation de tous les livres publiés dans le monde, ou encore un investissement de 1 milliard de dollars dans AOL. Que vise donc Google ? "La domination planétaire ? Investir de l’argent partout et regarder ce qui marche ?" En fait, la culture du secret est de règle dans la compagnie.
"Si Google était une religion, quel serait son Dieu ?" demande l’hebdomadaire britannique The Economist. "Ce serait l’Algorithme. La foi en un algorithme omniscient et tout-puissant est commune à Page et à Brin. Une partie du plan est sans doute d’organiser l’information à l’échelle mondiale. Mais certaines personnes pensent déceler en eux un projet encore plus grandiose. Google veut être une nouvelle sorte de deus ex machina."
13 Pourquoi les Européens achètent des éditeurs américains (Courrier International du 13/02)
Le groupe français d’édition Lagardère vient de s’offrir la division Livres de Time Warner pour 447 millions d’euros ; la transaction a été annoncée lundi 6 février 2006. Cette acquisition d’un américain par un européen n’est pas la première du genre, rappelle le magazine américain Slate, qui voit des affinités électives entre la France et l’industrie du livre. "Comme les Français, les éditeurs aiment bien les pauses déjeuner langoureuses pour discuter de grandes idées. Les Français ont adopté la semaine de trente-cinq heures. Idem pour les éditeurs."
Mais Lagardère n’est pas le seul à s’offrir une maison d’édition américaine. "Random House, premier éditeur du pays, est une division de la société allemande Bertelsmann. Un autre allemand, Holtzbrinck, détient Farrar, Strauss & Giroux et Henry Holt, deux autres maisons américaines de renom. Le groupe britannique Pearson possède quant à lui le Penguin Group", énumère le magazine pionnier du journalisme en ligne qui se demande "pourquoi les groupes européens se jettent-ils sur les éditeurs américains délaissés par les conglomérats du contenu".
"Pour les groupes américains, l’édition de livres est une niche à faible croissance. Les ventes de livres n’augmentent pas vraiment aux Etats-Unis. Selon la société d’analyse Simba information, les ventes de livres atteignaient 6,46 milliards de dollars [5,4 milliards d’euros] en 2005, par rapport à 6,44 milliards [5,38 milliards d’euros] en 2004", précise Slate.
"Bien sûr, 6,46 milliards de dollars, ce n’est pas rien. Mais cela représente une quantité négligeable en comparaison des profits générés par la presse, la télévision et le cinéma. Une entreprise cotée en Bourse comme Time Warner ne peut pas garder de division, quelle que soit sa taille, qui n’a pas de perspective de croissance rapide. Pour les Européens, l’enjeu n’est pas le même. Les groupes qui ont mis la main sur les éditeurs américains n’ont pas l’ampleur des conglomérats américains. Pearson et Lagardère ont une valeur en Bourse respective de 10 milliards de dollars [8,4 millions d’euros] et de 11 milliards de dollars [9,2 milliards d’euros], loin des 85 milliards de dollars [70 milliards d’euros] pour tout le groupe Time Warner. Les sociétés françaises et allemandes opèrent dans des marchés qui offrent peu de perspective de croissance naturelle pour leur entreprise. Pour elles, le marché américain, même quasi stagnant, représente par comparaison un marché à croissance rapide. Pour un gestionnaire français ou allemand, une croissance de 2,5 % par année dépasse déjà le rythme de la croissance économique nationale."
14 Produire du contenu pour son site Web en cinq étapes (JDN du 06/02)
La production de contenus online fait partie des thématiques qui occupent le devant de la scène. Mais comment définir des thèmes ? Qui peut créer ces contenus ? Quelques pistes pour organiser sa démarche.
La bataille du contenu en ligne est déjà à l’œuvre pour les sites de marque non marchands notamment, qui ne peuvent attirer les internautes que grâce à la richesse de l’information produite en ligne. Face à la pression concurrentielle, l’animation éditoriale d’un site revêt désormais un aspect hautement stratégique. Mais comment commencer ? Quelles étapes sont à prévoir ? Comment imaginer des thèmes et des sujets ? Stéphane Aknin, directeur associé du pôle interactif, et Stanislas Haquet, responsable grands comptes de l’agence de production de contenus Angie répondent à ces questions.
1- Définir ses objectifs de création de contenus
Avant toute chose, les éditeurs de sites Web doivent bien repréciser leurs objectifs. S’agit-il de fidéliser les clients en ligne ? De dynamiser l’audience du site ? D’instaurer un espace de dialogue avec le client ou le prospect ? La mise en ligne ou la création de contenus dépend en effet des objectifs que se fixe le responsable d’un site Web. D’autre part, après avoir bien défini la stratégie, la question de la ou des cibles visées s’impose. A qui offre-t-on ces contenus : à des prospects ? Des partenaires ? Des clients ? De ces différents éléments réponse, il est alors possible de définir globalement le contenu à mettre en ligne, ainsi qu’une certaine hiérarchisation des informations qui trouveront leur place dans le site.
2- Identifier les sources d’information en interne
"L’information existe d’abord et avant tout en interne. C’est pourquoi le premier travail consiste à identifier les principaux sourceurs, les dépositaires de l’information dans l’entreprise et ce, quel que soit le site à alimenter", déclare Stéphane Aknin. Le premier réflexe lorsque l’on pense à la collecte de contenus consiste à se tourner vers les départements de communication. Toutefois, il est recommandé en parallèle de privilégier la recherche d’information directement auprès des opérationnels et des fonctionnels en entreprise, ce qui permet d’obtenir une plus grande exhaustivité des informations recueillies. "Il est important de se constituer en interne son propre réseau d’information auprès des collaborateurs qui sont en mesure de faire remonter des informations. Un réseau qu’il est nécessaire d’animer par la suite", précise Stanislas Haquet. De ce réseau d’information, remonteront deux types de contenus : d’une part, des informations périssables que l’agence Angie qualifie "d’informations de flux", liées à l’actualité de l’entreprise, qui nécessitent donc d’être rafraîchies fréquemment. A contrario, des informations plus génériques, dites "de stock" fourniront aux responsables de site en complément des contenus prêts à l’emploi, et indépendants de l’actualité. Par ailleurs, il est important de bien noter que le terme de "contenu" ne se limite pas aux seuls contenus rédactionnels. Dans un grand nombre d’entreprises, des présentations vidéos ont bien souvent été produites et exploitées en one-shot, alors que ces contenus filmés ne se périment généralement pas rapidement. Il convient donc de ratisser relativement large dans l’entreprise et de mettre en œuvre une collecte qui permette de capitaliser sur l’existant.
3- Intégrer des contenus externes
Si la collecte en interne permet de faire remonter des contenus bruts, ils nécessitent néanmoins d’être mis en forme pour correspondre aux objectifs définis en amont, ce qui impose un important travail de production. Pour cela, les entreprises peuvent choisir de faire appel à des agences spécialisées dans la création de contenus et intégrer ainsi des contenus externes créés sur mesure. "La production de contenus est un métier à part entière et qui prend du temps. Et si le recours à l’externalisation de la production peut de prime abord, apparaître coûteuse, elle s’avère intéressante lorsque l’on fait la somme des coûts indirects du recrutement de rédacteurs. Sans compter que ces ressources seront peu employables dans d’autres postes de l’entreprise ce qui pose un vrai problème de gestion des carrières et de réversibilité", affirme Stanislas Haquet. Les entreprises gèrent ainsi une "édition déléguée", en prenant en charge la collecte des sujets et des contenus bruts et en sous-traitant la réalisation de vidéos, de prises de photos, ou la rédaction d’articles.
D’autre part, en ce qui concerne l’intégration de contenus externes, mettre en ligne les commentaires fournis par les internautes via les FAQ, les réponses directes aux newsletters, les études de cas, les forums, ou les blogs, est aujourd’hui présenté comme une pratique incontournable. Toutefois, avant de se lancer, il est préférable de réfléchir en amont sur la manière dont l’entreprise va gérer ce type de contenu, car cela implique un contrat implicite avec l’internaute. "Si l’entreprise souhaite donner la parole aux internautes sur son site, il faut en revanche qu’elle soit consciente au préalable des moyens dont elle dispose pour avancer sur ce terrain, ainsi que de ses limites. Car dans ce domaine, la sanction peut être immédiate", alerte Stéphane Aknin.
4- Mettre en place une organisation autour de la production éditoriale
La recherche d’information en interne à laquelle s’ajoute l’intégration de contenus externes imposent aux entreprises de structurer leur démarche. Avant toute chose, il est donc primordial de s’assurer qu’il n’y ait pas déjà d’autres départements qui réalisent un projet de ce type dans l’entreprise, pour le compte d’un journal interne, d’un webzine ou autre. Il n’est en effet pas rare de voir différents projets être réalisés en parallèle, en raison d’une segmentation par type de média. Même si l’entreprise ne souhaite pas se réorganiser et mettre en œuvre une démarche commune, il est préférable que la recherche d’information en interne en vue d’une publication sur le site Web soit concertée. L’idéal étant, bien entendu, de rationaliser la recherche d’information en la centralisant pour l’ensemble des supports. A titre d’exemple, depuis trois ans, le groupe Danone a choisi de réorganiser la direction de la Communication pour remplacer son organisation par média en une organisation par catégorie de produits.
La création d’un comité éditorial intégrant les différentes sources d’information interne et externe à l’entreprise s’impose également afin de construire un planning éditorial. En complément d’un relais des temps forts de la vie de l’entreprise, qu’il s’agisse d’événements marketing, de la publication de résultats, ou de la tenue d’un salon, il convient de définir un tempo visant à créer une vraie dynamique en ligne. Toutefois, l’animation d’un site peut être déconnectée de la production de contenu en elle-même, et s’appuyer sur un jeu de mise en avant et de remontée de contenus qui ne sont mis à jour que de manière mensuelle.
5- Promouvoir son contenu éditorial
La production de contenus en ligne implique un important travail de scénarisation des informations choisies. Pour les responsables d’Angie, qu’il s’agisse d’un chiffre clé, d’une fiche technique, ou d’un communiqué de presse, chacun de ces contenus "va raconter une histoire". Une réflexion est donc à mener sur l’angle retenu, sur la manière de présenter l’information ainsi que sur les formats choisis (texte, animation Flash, vidéo, rich média). Ce travail permet ainsi à l’entreprise de promouvoir de manière bien spécifique son contenu produit en ligne. Par ailleurs, il est également important de reprendre les contenus créés au fil de l’eau et les mutualiser a posteriori. En effet, en fin d’année, certaines entreprises aiment mettre en image tous les événements marquants de l’année, ce qui implique un travail de nouvelle scénarisation d’une information existante et déjà produite. Enfin, pour promouvoir son contenu en ligne, la création d’une newsletter est à envisager pour inciter l’internaute à visiter les nouveautés mises en ligne sur le site.
15 Les préoccupations des citoyens-consommateurs - Bilan 2005 (Newsletter TNS Sofres du 17/01)
La vague de décembre 2005 de notre baromètre réalisé pour le groupe Casino et L’Hémicycle est l’occasion de faire un retour en forme de bilan de l’année 2005, et la trace qu’elle laisse dans les préoccupations des Français. Au global, notre baromètre fait état d’un chômage plus que jamais en tête des préoccupations, d’un recul tendanciel de l’inquiétude sur la santé, et à l’inverse d’une progression des préoccupations sur le logement. Quant aux moments de tensions majeurs qu’a connus la France cette année, ils semblent finalement laisser peu de traces dans la hiérarchie des préoccupations.
Le chômage en tête, plus que jamais
Les modifications qui interviennent dans la hiérarchie des préoccupations n’affectent pas, loin sans faut, la place de tête du chômage. Le taux d’inquiétude sur ce sujet n’est jamais cette année descendu en dessous de 68% (alors qu’en 2004, il avait en juillet baissé jusqu’à 65%). L’inquiétude a culminé en mai, moment de tension fort autour du référendum, mais faisant suite aussi à la polémique entourant la directive Bolkestein et les inquiétudes liées à la fin des quotas d’importation sur le textile chinois et l’effondrement des ventes de textile français, avec un taux de 78%. Elle s’est apaisée à la rentrée, passant en dessous de 70%, pour remonter nettement en fin d’année, avec un taux de 73%, et ceci malgré le recul des chiffres du chômage depuis plus de six mois consécutifs.
Au bilan 2005, des évolutions tendancielles sur la santé et le logement, et une stabilisation sur le pouvoir d’achat
Deux secteurs finissent l’année avec une évolution significative. D’abord, la santé et la qualité des soins : après avoir été jusqu’en octobre 2005 la seconde préoccupation des Français, derrière le chômage (mais avec un taux d’inquiétude nettement moindre), elle est sur la fin de l’année rejointe et dépassée de peu par les inquiétudes sur le financement des retraites et les inégalités sociales. Ce phénomène n’est pas tant dû à une hausse de l’inquiétude sur ces deux derniers points, qui finissent plutôt l’année en léger recul par rapport à leurs niveaux de fin 2004, qu’à vrai recul de l’inquiétude sur la santé et la qualité des soins, qui passe de 50% en décembre 2004 et janvier 2005, à 37% en décembre 2005. La baisse paraît tendancielle, malgré un sursaut d’inquiétude à le rentrée 2005, probablement dû à une grosse actualité sur la grippe aviaire et un nouvel épisode dans la réforme de l’assurance-maladie.
Ensuite, le logement : le niveau de préoccupation à ce sujet, oscillant entre 13% et 16% de niveau de préoccupation au premier semestre 2004, a progressivement franchi le seuil de 20%, pour arriver à 22% en septembre et octobre 2005 après les dramatiques incendies parisiens, puis à 25% les deux derniers mois de l’année. Au total, il est passé de 18% à 25 % en 2005.
Quant aux craintes sur l’évolution du pouvoir d’achat, dont nous avions observé en 2004 la forte hausse, passant de 28% en mars à 42% en novembre 2004, elles oscillent depuis entre 36% et 44%, avec là aussi un pic au moment du référendum, pour finir l’année en léger recul, avec 34% de citations.
Deux phases de tensions qui laissent peu de traces apparentes dans la hiérarchie des préoccupations
L’année 2005 aura été marquée par deux phases de tensions sociopolitiques fortes. La première aura été, incontestablement, la campagne pour le référendum sur le traité constitutionnel européen du 29 mai 2005. Les deux mois précédents le scrutin ont été l’occasion de montées fortes des niveaux préoccupations, jusqu’à atteindre les points les plus hauts de l’année, dans plusieurs domaines : d’abord, le financement des retraites (42% en avril), les inégalités sociales (43% en avril, l’école et la qualité de l’enseignement (40%), l’évolution du pouvoir d’achat (44%) et le financement de l’assurance-maladie (29%) ; puis, juste quelques jours avant le scrutin, ces craintes ont marqué un léger recul, alors que les inquiétudes sur le chômage et l’emploi atteignaient un sommet avec 78% de citations. La période de campagne a exacerbé les insatisfactions et les craintes des Français, l’Europe agissant comme c’est souvent le cas dans l’opinion, voire chez les élites françaises, comme un bouc émissaire, alors même que le Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin enregistrait des records d’impopularité. Sur ces domaines, l’inquiétude s’est ensuite dégonflée, pour atteindre en décembre 2005 des niveaux inférieurs à ceux enregistrés en décembre 2004.
Le second moment de crise est bien évidemment le moment des violences urbaines de novembre 2005. Elles ont, l’on pouvait s’y attendre, donné lieu à une remontée des préoccupations sur la sécurité des biens et des personnes, qui sont passées de 22% à 27% de citations entre fin octobre et fin novembre, elles enregistrent une progression de 5 points. Néanmoins, cette hausse n’a pas été aussi massive qu’on aurait pu s’y attendre. En novembre 2004, les préoccupations liées à la sécurité étaient plus élevées (30%). Sans doute en premier lieu parce qu’au moment où se déroule l’enquête, la crise est presque terminée, et le pic d’inquiétude de l’opinion est passé. Mais aussi parce que la crise que la France vient de traverser génère une angoisse multiforme et qui n’appelle pas uniquement des réponses sécuritaires. Ce n’est pas seulement la sécurité des biens et des personnes qui resurgit dans les préoccupations : les inquiétudes sur « le chômage et l’emploi » (73%, + 5 points) et sur « l’intégration et les relations entre groupes sociaux » (17%, + 5 points) progressent tout autant. L’école et la qualité de l’enseignement, le logement, le rôle de la famille ont également progressé, de 3 points chacun. Mais le niveau d’inquiétude enregistré un mois après, en décembre, avait déjà reculé...
16 TV sur mobile : retour d’expériences de l’international et enseignements pour l’Europe (Elenbi du 18/01)
L’année 2005 a été marquée par le lancement des premiers services de TV sur mobile dans le monde. Le Japon et la Corée sont les premiers à avoir lancé des services commerciaux de télévision sur mobile basé sur des réseaux de diffusion mixte satellite-terrestre.
Dans d’autres pays comme les Etats-Unis et certains pays européens, des expérimentations de services similaires démarrent en mode broadcast utilisant la technologie DVB H en bande UHF. On note également avec plaisir que la France a été l’un des premiers pays Européens à bénéficier d’un bouquet commercial de télévision en technologie 3G point-à-point. Derrière ce formidable engouement, les choix de technologie, d’infrastructure (terrestre ou mixte terrestre-satellite), de bandes de fréquence, de type de service et de modèle économique sont très variés.
Quels sont les enseignements, certes préliminaires, que nous pouvons tirer de ces premières expériences à l’international ?
En Asie
Au Japon, MBCo propose un service de vidéo et de radio sur abonnement en réception portable et mobile depuis fin 2004. En Corée, TU media propose une offre mobile similaire depuis Mai 2005. Ces deux systèmes, développés sur la base de la norme S-DMB, utilisent une plateforme mixte terrestre satellitaire. Les deux sociétés de service japonaises et coréennes, MBco et TUMedia, partagent le même satellite MB Sat et ont déployé chacun un réseau national terrestre complémentaire très dense de répéteurs.
Cette infrastructure leur permet de proposer une couverture presque complète du territoire avec une très bonne qualité de réception à l’intérieur comme à l’extérieur des bâtiments. Le satellite utilisé est unique au monde, car il s’agit d’une nouvelle génération de satellites à très forte puissance qui permet la réception directe des signaux TV par des petits récepteurs.
Après un démarrage retardé en raison de problème d’attribution de fréquences terrestre, TU Media a lancé un service de 9 chaînes de télévision et de 25 radios sur téléphone mobile pour un abonnement de 10 € et a réussi à conquérir en 4 mois 100 000 abonnés. Ces résultats sont jugés encourageants et TU Media prévoyait d’atteindre 600 000 abonnés d’ici la fin de l’année 2005 et 4,5 millions d’ici à 2008, ce qui lui permettra d’atteindre l’équilibre.
TU Media a pour partenaire et actionnaire SK Telecom, l’opérateur Telecom mobile Coréen, ce qui lui permet de proposer son service sur des terminaux de téléphone portable. TU Média doit faire face à la concurrence du T-DMB lancé en complément de la TNT et qui propose gratuitement à Séoul depuis mai 2005, 6 chaînes vidéo, 18 chaînes de radio et 6 flux de données. TU Media espère compléter son offre prochainement avec des chaînes de télévision gratuites telles que KBS, MBC et SBS.
Le service de MBco, lancé fin 2004 au Japon, n’a pas connu le même engouement. N’étant pas associé à un opérateur mobile, il ne propose pas encore son service sur des téléphones portables, mais uniquement à ce stade sur des terminaux dédiés non interactifs, ce qui a réduit considérablement son potentiel de distribution. De plus, les contenus du service MBCo ne se sont pas avérés suffisamment attractifs, les moyens marketing dédiés au lancement étant probablement insuffisants, et les prix des terminaux dédiés trop élevés. En conséquence, son lancement n’a pas rencontré le même succès que son homologue coréen et le nombre d’abonnés reste encore limité. Le Japon doit aussi connaître l’année prochaine le lancement de la TNT en mobile, avec des contenus de chaînes hertziennes qui devraient être proposées gratuitement, ce qui devrait créer une concurrence nouvelle au service de MBco.
Ainsi, nous ne sommes qu’au début de l’histoire. Nous pouvons néanmoins constater que le choix d’un réseau de diffusion mixte satellite terrestre a été fait pour permettre la meilleure qualité de service en donnant accès à la meilleure couverture géographique, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Aux Etats-Unis
C’est ce même choix qui a été effectué par les services de radio mobile aux Etats-Unis, XM et Sirius, qui ont adopté des solutions mixtes terrestre satellite. Ces deux services ont à ce jour presque 8 millions d’abonnés et connaissent une croissance exponentielle.
Aux Etats-Unis, plusieurs technologies et consortiums se sont également développés dans le domaine de la télévision sur mobile mais aucun service n’a encore été lancé commercialement : tout d’abord, la société Crown Castle, en partenariat avec Thales, Samsung et SES Americom, la filiale sœur de SES Astra aux Etats-Unis, mène une expérience à Pittsburgh d’un service proposant des programmes télévisés en direct à toute une gamme d’appareils mobiles et portables.
Le système est développé sur la norme DVB-H en bande L, contrairement aux expérimentations en Europe menées en bande UHF. Il est encore tôt pour faire un retour d’expérience détaillé de cette technologie et de ce service, mais il est prévu que le service soit lancé commercialement dans certaines zones des Etats-Unis d’ici à quelques mois.
Par ailleurs, la société américaine Qualcomm a créé en novembre 2004 une filiale, MediaFLO, ayant pour objectif d’agréger et de distribuer des chaînes de TV en direct. Ce service s’appuiera sur une technologie propriétaire développée en interne, le FLO, et devrait être lancé en bande UHF où Qualcomm a acquis des droits aux enchères pour une bande de 6 MHz. Ce service devrait être proposé commercialement à l’automne 2006. L’opérateur de télécommunications Sprint s’est associé à Qualcomm sur ce projet.
En Europe
En Europe, un certain nombre d’expérimentations sur la norme DVB-H en bande UHF ont été réalisées ou sont en cours : en Finlande, lancée en septembre 2004, à Berlin en août 2003, à Oxford et à Barcelone en 2005, et bien entendu en France, depuis septembre 2005. SES Astra participe à l’expérimentation aux Pays-Bas aux côtés de KPN, Nozema Services et Nokia en apportant une diffusion par satellite aux têtes de réseau.
En parallèle, des expérimentations ont été lancées en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne sur la technologie DMB en bande 3 et bande L (norme dérivée de la norme de radio numérique DAB et qui a été déployée en Corée pour le service de TV Mobile terrestre). L’administration allemande s’est même fixé l’objectif ambitieux d’ouvrir un service commercial en technologie DMB ou DVBH (ou les deux) pour la coupe du monde de football de 2006.
Qualcomm a aussi demandé aux autorités réglementaires des grands pays européens le droit de lancer des expérimentations en Europe et est intéressé par faire valoir sa technologie jugée plus performante en matière de « Channel Switching Time » notamment.
Conclusion
Les débats sur la télévision sur mobile sont nombreux et posent des questions importantes :
Quels nouveaux usages veut-on développer avec la TV sur mobile et pour quels marchés ?
Quel modèle économique peut-on déployer ?
Quelle sont les solutions technologiques les plus adaptées à ces usages ?
Quel spectre de fréquences doit être alloué pour permettre à ces technologies de se développer pleinement ?
Quelle infrastructure doit être déployée ?
Pour y répondre, nous devons rester attentifs aux facteurs clés de succès des services multimédia mobiles démontrés en Asie et aux Etats-Unis :
L’étendue de la couverture géographique ;
L’adéquation du spectre de fréquences attribuable dont dépendent la capacité de transmission et la richesse du contenu proposé ;
Le coût de l’infrastructure ramené à la couverture offerte ;
La qualité des contenus proposés ;
Le type de terminal et son prix.
Ce rapide tour d’horizon à l’international de la TV sur Mobile offre quelques enseignements préliminaires et des pistes à explorer. La couverture omniprésente des satellites apporte une proposition de valeur attrayante à la fois aux fournisseurs de service et aux consommateurs. Le satellite a donc un rôle important à jouer dans le domaine de la mobilité. En matière de technologie, il semble essentiel de tester de manière neutre les différentes normes possibles afin de choisir la plus adaptée pour assurer une largeur de bande spectrale adéquate, une richesse de contenus, la plus large couverture géographique et la meilleure qualité de service.
17 Google s’autocensure en Chine pour éviter les foudres du pouvoir (Le Monde du 27/01)
Pour conforter les promesses officielles d’accès à un marché de 111 millions d’internautes chinois, la société américaine Google a accepté de lancer en Chine, mercredi 25 janvier, une version autocensurée de son moteur de recherche. « Nous avons rejeté certains contenus des résultats de recherches sur Google, en application de la législation et de la réglementation locales », indique la société californienne dans le communiqué qui annonce la création du site. Google explique que, si « filtrer l’information va à l’encontre de nos principes, ne pas fournir d’informations du tout serait encore pire ». La firme limitera ses services à la recherche d’informations, excluant l’accès à des messageries électroniques individuelles ou la création de blogs.
18 Presse gratuite : croissance véritable ou bulle spéculative ? (Elenbi du 30/01)
Avec 910 millions d’euros de chiffre d’affaires, la presse gratuite est de loin la plus dynamique du secteur. Elle connaît une forte croissance depuis quelque année, une croissance qui n’est cependant ni homogène ni garantie.
Une étude publiée récemment par l’agence Precepta met a mis en avant le remarquable dynamisme de la presse gratuite quotidienne dans un secteur qui connaît de graves difficultés. Alors que des quotidiens aussi prestigieux, que Libération ou Le Monde sont confrontés à des problèmes financiers et sont obligés de licencier leurs salariés, la presse d’information gratuite a enregistré 70 millions de chiffre d’affaires en 2004. Au sein de la presse gratuite les quotidiens d’information connaissent la plus grande croissance autant dans leur chiffre d’affaires qu’en termes de création de titres. De son côté la presse d’annonces gratuite généraliste qui représente le plus gros chiffre d’affaires (680 M€ en 2004) atteint son degré de maturité et subit de plus en plus la concurrence d’Internet. Enfin les annonces thématiques, pour la plupart d’immobilier, sont également en progression.
Cependant ce dynamisme est-il le signe « d’un véritable potentiel de croissance ou d’une bulle spéculative ? » s’interroge Precepta. Alors que les annonceurs rationalisent de plus en plus leurs dépenses publicitaires, les publications gratuites sont à la merci de la conjoncture.
Pour Precepta on peut « douter des chances de survie d’un certain nombre de titres dans les prochains mois ». Deux conditions sont alors nécessaires à leur survie : « posséder suffisamment de fonds propres pour financer le développement commercial du titre et tenir le coup de temps que le marché publicitaire retrouve des couleurs » ou disposer d’un « positionnement publicitaire pertinent avec un portefeuille d’annonceurs captifs (...) assurant un volant d’activité minimum. »
19 Mobiles à tout faire (L’Entreprise de janvier 2006)
De plus en plus de services sont offerts aux utilisateurs de téléphones mobiles et de PDA. Voici les innovations les plus prisées et leurs perspectives d’évolution.
En matière de téléphonie mobile, l’innovation est de mise. Constructeurs comme opérateurs ne jurent que par les nouveaux services technologiques. Mais que pense le public de ces nouvelles applications ? une étude menée par TNS-Sofres dans 15 pays montre que certains services sont déjà adoptés et que le frein à une plus grande utilisation demeure souvent le coût. 46% (68% en France) des consommateurs interviewés utilisent le service MMS. Cependant 46% (49% pour la France) des utilisateurs aimeraient des services moins onéreux. Internet est lui aussi freiné par une question de coût. Seuls 46% des interviewés disposant d’un accès utilisent Internet sur leur téléphone mobile. 54% (58% en France) des personnes étant équipées d’Internet mais ne s’en servant pas mentionnent le prix comme premier obstacle. L’application de jeu vidéo sur les mobiles jouit d’une popularité forte en Asie. En France, 66% des personnes interviewées jouent à des jeux vidéos sur leurs mobiles. Concernant la télévision mobile, les Français manquent d’information. 42% ignorent s’ils ont accès à ce service sur leur téléphone portable. Pourtant, 43% se disent intéressés par une telle offre.
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