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Table des matières

1 Contrer les idées reçues sur le Web sémantique

La médiatisation d’un nouveau concept, d’une nouvelle notion, d’une nouvelle technologie et de nouvelles perspectives s’accompagne immanquablement d’analyses plus ou moins farfelues, d’incompréhensions et d’interprétations erronnées (parfois volontairment pour profiter du buzz). Le Web sémantique n’échappe à cette tendance.

A l’instar de James Hendler qui a publié sa FAQ non officielle sur le Web sémantique, je vous propose de mon côté de revenir sur quelques idées reçues sur le Web sémantique.

« Le Web sémantique consiste à faire des documents XML valides par rapport à un schéma XML »

Cette idée reçue, qui provient de la confusion entre RDF et XML, est alimentée par un abus de langage utilisé régulièrement par les promoteurs d’une stricte application des standards (X)HTML ?/CSS ?, à savoir le recours au terme « sémantisation » pour désigner une utilisation correcte des éléments (X)HTML pour encoder les différentes portions d’information d’une page Web. Pour autant, ces deux technologies n’ont rien à voir. Loin de moi, l’idée de remettre en cause le bien fondé d’une bonne utilisation de HTML ou de XML, c’est bien évidemment fondamental, mais XML ? et RDF ? constituent deux technologies d’encodage de l’information qui ne poursuivent pas les mêmes buts. Ces différences expliquent d’ailleurs la mise au point de RDFa ? qui permet justement d’ajouter à une page Web en HTML des données encodées en RDF. Si vous faites une analogie entre RDF et XML, d’un côté et les logiciels de bureautique de l’autre, XML est comparable à un traitement de texte et RDF à un système de gestion de bases de données relationnelles.

« Le Web sémantique va permettre d’améliorer la recherche dans les moteurs en apportant une analyse sémantique »

Cette idée reçue a encore de beaux jours devant elle, tant le terme de « Web sémantique » est lui-même porteur de cette confusion. Tim Berners-Lee a, d’ailleurs, régulièrement fait part de l’erreur que représentait ce choix terminologique, lui préférant aujourd’hui l’expression de « Web de données ». La recherche sémantique vise à ajouter à l’analyse statistique (poids des mots, nombre d’occurences, calcul de page rank...) habituellement utilisé par les moteurs une autre couche basée, entre autres, sur l’analyse de la place (analyse morpho-syntaxique) et du sens (analyse sémantique) des mots. Ces technologies liés aux domaines du text mining ? et du traitement automatiques du langage ? sont performantes sur des corpus homogènes en termes de vocabulaires et de structures des documents, mais restent limitées pour des corpus comme ceux proposés sur le Web. Or, si les technologies de recherche sémantique pourraient profiter des technologies du Web sémantique, c’est encore rarement le cas (contrairement aux discours de certains éditeurs...). Ainsi, Wolfram Alpha qui a récemment fait parler de lui ne repose sur aucune technologie du Web sémantique.

« Le Web sémantique est anti-social » « Le Web sémantique ne fonctionnera pas, contrairement au Web 2.0 »

J’avoue perdre mon sang froid à chaque fois que je peux lire des affirmations qui essayent d’opposer le caractère prétendument social que peut revêtir le Web et le Web sémantique. Le dernier en date est l’article de Luciano Floridi qui, partant de l’idée reçue précédente, veut démontrer que le Web sémantique n’a pas d’avenir, les humains étant de loin supérieurs aux machines. Ses argumentations ne démontrent, selon moi, que deux choses : l’incompréhension des buts poursuivis par le Web sémantique et l’art des auteurs de réussir à mélanger des choux et des carottes sans pour autant réussir un plat savoureux... Il n’est, en effet, pas pertinent de comparer le Web 2.0 et le Web sémantique. Le premier constitue une étape fondamentale dans l’appropriation par les utilisateurs du média Web par une utilisation de ses caractéristiques intrinsèques (mise en réseau, partage et ubiquité de l’information, sérendipité, technologies de flux, facilité de publication et de mise à disposition...), mais ne se caractérise par aucune innovation majeure d’un point de vue technologique. Le second, quant à lui, est d’une nature différente puisqu’il introduit justement des innovations technologiques majeures dans des couches qui sont assez éloignées de l’utilisateur final et même s’il est encore trop tôt pour évaluer les impacts pour celui-ci, il est clair qu’elles contribueront à renforcer les particularités du média Web mis en avant par le Web 2.0. Pour prendre une autre analogie, cette affirmation revient à prétendre qu’Oracle ? n’a aucun avenir, car il ne propose aucune fonctionnalité à destination des utilisateurs finaux. Quand on pense au statut quasiment monopolistique que détient le SGBD Oracle dans les SI (et aux problèmes que cela pose...), il est difficile de recevoir de tels arguments. Si vous voulez vous convaincre de la complémentarité du Web 2.0 (ou des « technologies sociales ») et des technologies du Web sémantique, je vous invite à consulter cet excellent diaporama de Fabien Gandon et, pour les plus courageux, à compulser la thèse d’Alexandre Passant qui démontre, justement, en quoi les entreprises ont à gagner à se tourner vers les technologies du Web sémantique pour introduire les principes du Web 2.0 dans leurs SI.

« Le Web sémantique n’est qu’une nouvelle forme de l’intelligence artificielle »

Le spectre de l’IA est encore bien présent dans les esprits, de même que les échecs (relatifs) de ce domaine. Si le Web sémantique s’appuie sur certaines technologies mises au point dans le domaine de l’intelligence artificielle ?, à commencer par le principe des ontologies, ses ambitions sont plus restreintes. Je rassure donc tous les « machinophobes », l’intelligence humaine a encore de beaux jours devant elle (et, bien heureusement !) et ce n’est pas le Web sémantique qui va créer l’hydre numérique qui peuple les œuvres de science-fiction. Pour autant, le Web sémantique se caractérise à l’inverse des technologies Web traditionnelles (HTML, entre autres) par une orientation à destination des machines. Ses technologies visent, en effet, à simplifier le traitement des données structurées par celles-ci. Comme vous en faites l’expérience tous les jours en utilisant votre moteur de recherche favori, ce dernier n’est pas en mesure d’interpréter les informations contenues dans une page Web. Les technologies du Web sémantique permettent de mieux qualifier les informations mis à disposition sur le Web afin d’en permettre l’exploitation par les machines. Mais, à l’inverse de la recherche sémantique qui s’appuie sur des algorithmes informatiques, les technologies du Web sémantique s’appuient sur une qualification explicite des données. Or, cette qualification est encore dans la très grande majorité des cas directement ou indirectement effectuée par nous autres humains. Pour ne prendre qu’un exemple emblématique, Dbpedia ? est construit à partir de l’information structurée par les contributeurs contenue dans les pages de Wikipedia ?.

« Le Web sémantique vise à créer un autre Web »

Entendons-nous sur ce que désigne le mot « Web ». Stricto sensu, il s’agit d’un dispositif technologique qui s’appuie sur Internet ? et composé d’un protocole de communication, HTTP et un mécanisme d’identification de ressources, les URI. Il permet donc d’accéder en réseau à un flux d’information repéré par une adresse grâce à un langage commun. Afin d’assurer l’interopérabilité dans l’échange de documents, cette technologie a été complétée par un langage d’encodage des documents, HTML qui intègre le principe de l’hypertexte, c’est-à-dire la possibilité de faire référence dans un document HTML à un autre document HTML par des liens non typés et uni-directionnel. Les technologies du Web sémantique ne remettent pas en cause le dispositif technologique qu’est le Web. Bien au contraire, elles ont pour but de proposer un cadre d’interopérabilité pour l’échange de données structurées dépassant un espace documentaire précis, fini et contextualisé dans le cadre du Web et en s’appuyant toujours sur l’idée de liens, typés, dans ce cas, entre les ressources (c’est-à-dire le sujet des données).

http://www.lespetitescases.net/contrer-les-idees-re%C3%A7ues-sur-le-web-semantique

2 O’Reilly Insights : The ’Web Squared’ Era

The Web is gaining ears, eyes and other senses through smart sensors. This will be big.

SEBASTOPOL, Calif. - It is hard to imagine that five years ago, neither YouTube, Facebook nor Twitter existed. But even then, as sites like Google, Amazon, Wikipedia and craigslist flourished, the characteristics common to successful second-generation Web businesses were becoming apparent : Their value was facilitated by software and created collectively by and for a community of connected users. These sites leveraged the Web not simply as a means to publish static documents but for the first time as a platform—which was significant in its generative properties as the personal computer was for desktop applications. The new sites also sparked a revolution in business, culture, society and, most recently, government. Web 2.0, the name we gave this phenomenon in 2004 when we named our new conference, turns five on Oct. 5 (the anniversary of the first Web 2.0 Summit). In our ongoing quest to understand where technology is taking us, the milestone serves as an opportunity not so much to look back but to examine the landscape ahead. Whereas the advent of Web 2.0 marked a profound shift in the meaning of the Web, this next phase is less a new direction than an exploration of what becomes possible when the building blocks of Web 2.0 (such as participation, collective intelligence and so on) increase by orders of magnitude.

We call this step Web Squared

It is not simply the popularity of Web 2.0 offerings that accounts for this increase, though the hockey stick growth of platforms like Twitter and Facebook is certainly dramatic. There’s also a qualitative change happening as the Web becomes more closely integrated with the real world via sensor-based smart phone applications. Web Squared is another way of saying "Web meets World."

The first generation of Web 2.0 applications harnessed the collective intelligence of users typing on keyboards. Whether it was links and clicks (Google), articles and edits of shared knowledge (Wikipedia) or votes (Digg), the application was driven by explicit human actions. Five years in, collective intelligence applications are increasingly driven by cascades of sensor data being thrown off by devices, often without explicit human intervention. Today’s smartphones contain microphones and cameras, as well as motion, proximity, location, and direction sensors. They have their own eyes, ears, and sense of touch. Revolutionary new applications connect those senses to cloud databases and programs running on massive server farms.

The scale, nature and speed of the data change what we mean by collective intelligence. Consider the obvious use case : internet-connected GPS applications that have built-in feedback loops, reporting your speed and using it to estimate your arrival time based on its knowledge of traffic ahead of you.

Where the Web Squared world gets really interesting, though, is when applications use all the senses of a device, coordinating them much like the human brain coordinates our senses, to draw conclusions that would be difficult with one sense alone. The Google Mobile Application for the iPhone detects the movement of the phone to your ear, and automatically goes into speech recognition mode. It uses its microphone to listen to your voice and decodes what you say by referencing not only its speech recognition algorithms but what it expects to hear you say based on the most frequent search terms in Google’s search database. The phone also makes good use of GPS or cell-tower triangulation to detect its location. A search for "pizza," for example, returns the result you most likely want : the name, location and contact information for the three nearest pizza restaurants.

In this sense, the Web Squared era is an era of augmented reality, arriving (like the sensor revolution) stealthily, in more pedestrian clothes than we expected. Our devices can tell us what we’re seeing (like the Wikitude travel guide application for Android which uses the camera, location data, compass and image recognition to tell you what monument you’re looking at), what we’re not seeing (like Darkslide, which shows you photos of what’s near you), what we’re hearing (CDDB, the database that recognizes music tracks by the sequence of track lengths on a CD), and what we’re not hearing (looking up recent Tweets near you is like incredibly powerful eavesdropping). Our devices can also tell us what our friends think of what we’re seeing : the folks at GraffitiGeo, which combines restaurant reviews with social gameplay, are working on an iphone app that will allow users to point the phone’s camera at a venue and see an overlay of relevant comments about it from other users. That means our world will have "information shadows." Augmented reality amounts to information shadows made visible.

There are implications far beyond uber-convenient restaurant reviews. As sensors become ubiquitous, they will create new business opportunities and transform existing businesses. We are already seeing new classes of applications for health and fitness, from NikePlus, Phillips DirectLife and Fitbit on the consumer end of the spectrum to real-time outpatient monitoring.

Surprises abound. The "smart grid" will use sensors to manage energy distribution, but it will also reveal new data for marketers. (Researchers combing smart meter data discovered that every device in the home has a unique energy signature, making it possible to determine the make and model of each major appliance in the home.) Face recognition won’t just help us catalog our photos or create a surveillance society, it will help us measure the effectiveness of video advertising or warn us when we’re nodding off at the wheel.

The other factor driving huge volumes of new data is the rise of "real time," as in real-time information. Most easily seen in the always-on ambient information flow of Twitter, or when watching your progress on a GPS map, the real implications of real time are in applications with an automated decision loop : financial market applications, search advertising (where Google holds a separate ad-price auction on every search, 7 billion or 8 billion times a day), or at companies like Wal-Mart, whose integrated supply chain kicks off a reorder from the manufacturer and resupply from the store, only seconds after an item is purchased.

In such applications, intelligent algorithms matter : Google’s PageRank algorithm famously sees every link to a Web site as a vote. Similarly WalMart understands that every purchase is a vote. Each of these companies outperforms its competition by understanding and building real-time decision loops. Web Squared companies are infused with IT. Nicholas Carr was wrong : IT does matter.

http://www.forbes.com/2009/09/23/web-squared-oreilly-technology-breakthroughs-web2point0.html

3 La génération X fait encore la différence

Mêmes les meilleurs sondeurs oublient parfois que la réponse à une question dépend surtout de la personne à qui on la pose. La dernière étude Forrester réalisée auprès de 2 000 salariés a montré que, malgré la hype, ce n’est pas la génération Y qui pousse les entreprises à adopter des technologies collaboratives, mais plutôt la génération X, soit ceux qui ont entre 30 et 43 ans.

L’idée force de l’étude de Forrester est que malgré sa conception très différente de la technologie, la génération Y, aussi appelée « enfants du millénaire », ou « echo boomers », bref, les moins de 29 ans, n’a pas encore suffisamment d’influence au sein des entreprises pour faire avancer les choses. Les employés de la génération X, qui forment la catégorie démographique qui connaît la plus forte croissance sur Facebook, sont aussi ceux qui peuvent convaincre leur management que les nouvelles technologies ne sont pas un simple engouement éphémère.

Une méthode classique pour étudier les usages de technologies est de demander aux experts et aux directions d’entreprise comment ils équipent leurs employés et ce qu’ils pensent de l’utilisation qu’ils en font.

Mais dans cette dernière étude baptisée « Workforce Technographics », Forrester a décidé d’interroger directement les employés. Malgré ce nom pompeux, il s’agit tout simplement de demander aux utilisateurs d’ordinateurs comment ils utilisent la technologie, plutôt que d’aller voir les services informatiques et leurs supérieurs hierarchiques. L’étude, réalisée en avril, portait sur 2 000 personnes travaillant dans des entreprises d’au moins 100 employés.

Un argument classique défendu par ceux qui pointent les différences entre baby-boomers, génération X et génération Y est que celle-ci est plus à l’aise avec la technologie. Mais d’après cette étude, c’est idée est fausse.

Les employés de la génération X passent autant de temps que ceux de la génération Y sur des forums de discussion ou sur des réseaux sociaux, et leurs utilisations de blogs ou de wikis étaient très légèrement différentes voire équivalentes.

La différence la plus significative ne se trouve pas dans les statistiques d’utilisation, mais plutôt dans la capacité des employés à diffuser de nouveaux outils autour d’eux. Parmi les sondés, 22% de la génération X a déclaré avoir le sentiment qu’ils avaient assez d’ « influence dans leur entreprise » pour introduire des nouvelles technologies, contre seulement 13% de la génération Y.

Cette dernière a beau être bien plus à l’aise avec les nouvelles applications sociales, cela n’a pas d’impact pour le moment. Bien sûr, la génération Y va progresser dans la hiérarchie des entreprises au fil des années. Mais il faut démystifier l’idée selon laquelle les « enfants du millénaire » sont à l’avant-poste de l’innovation dans les entreprises.

http://fr.readwriteweb.com/2009/09/18/analyse/gnration-fait-encore-diffrence/

4 Enterprise 2.0 and the Paradigm of Social Partnerships

A significant portion of my work over the last decade (both as part of the marchFIRST/ Mitchell Madison team and later, my own practice) has been in the area of accelerating performance for business partner networks at large organizations.

As is always the case, one of the outcomes of this economic downturn is going to be massive M&A activity and industry restructuring. Just in the last week, we saw Dell and Perot Systems, and now Xerox and ACS tying the knot. My own experience with this was my consulting work during McKesson + HBOC, Sun + StorageTek mergers and recently, a $1B+ communications service provider entering the SMB market via acquisition, amongst others.

The Effect on Traditional Partnerships

One of the most prominent pressure points in the midst of such consolidation is the partner ecosystem. New partners get added, existing partners face conflicts of interest and a sudden expertise/knowhow gap vis a vie the new combined offering. In the case of the channel in particular, the end customer (really the partners customer) looks to the partner for clarity on the manufacturing organizations new standing in the market.

Add to this some of the timeless struggles in this ecosystem that are prevalent in any economy. As a manufacturer of physical or soft goods (say Insurance), you’re always trying to attract the top 20% of your channels sales reps as a way to get the largest share of wallet of that partner. But so are your competitors. So the onus is on you to make it dead simple for your channel to understand and communicate the benefits of your products to the end customer. As important, the ease of doing business with you (which includes partner on-boarding, provisioning, co-marketing, white labeling, first line of support etc) is a big factor for channel sales reps that are going to represent you in the market. I’ve even seen first hand in the SMB channel for large organizations that partners will even give up as much as 10% of margin in exchange for low frictional end customer management and ongoing administration. The difference is more than made up by freed up time to drive up sales volume. All up, simplicity of doing business is paramount.

Organizations are But a Matrix of Internal Partnerships Too

Then there’s another side to this : My work experience has proven that organizations that do well understand that even internally they are really orchestrating a matrix of complex partnerships. Sales with Marketing ; Product Development with Marketing, R&D with engineering etc., where each of these tend to work in extremely different ways. To be successful, you need to understand the unique dynamics of this relationship that make for a solid partnership that can ultimately drive the business forward. Outside of internal team collaboration (say, a group of marketers, a group of engineers, etc.), no spray & pray / general purpose employee collaborative strategy (or tool application) is going to really show sustainable impact for every tribe or collective. And just like traditional business ecosystem partnerships (customers, suppliers, channel), these internal partnerships also get significantly rattled in the face of industry consolidation.

Critical Considerations for Social Computing

In principle, social computing constructs afford a significant opportunity to first bring back normalcy to these partnerships at a rapid pace and then accelerate performance well beyond the original baseline - by driving simplicity. Basic constructs such as people and data findability and crossing siloed org designs are important first steps. And these can be made possible with a deliberate strategy and today’s “e2.0’ tools.

Its critical to note though, that these efforts alone likely won’t account for context, incentive and performance driven collaboration preferences - elements that generate tangible business value and participation. And so the true promise from social computing constructs and investment to cultivate these partnerships will be eventually be questioned if the following are not dealt with, head on :

-  First, existing structural inefficiencies in how internal or external partners liaise as a result of little adherence to basic human interaction constructs and incentive structures, and unnecessary process centric technology that restricts human capital flow. Examples : Restrictive ECM processes that bring massive risk to business execution or latency and artificial walls in the communication process with supply partners that result in massive lost opportunity to recast the concept of collaboration across the extended business ecosystem.
-  Second, neglect of critical early programmatic design considerations that truly accelerate performance via social computing or ‘Enterprise 2.0’ concepts. The results of this will manifest itself during the hangover period following pre-mature/euphoric technology-led change initiation in the enterprise. Examples of “fall outs” will be misconstrued outcomes from Attention optimization (see v. good post by Jevon MacDonald on this), a rudderless rush towards the ‘real time enterprise’ vs. ‘right time’ considerations, mis-alignment between strategy and ‘enterprise 2.0’ deployments. Or the side effects of heightened transparency as a result of open knowledge models (As Oliver Marks eloquently opines).

The business case of socially networked business ecosystems must include solutions and antidotes to these two fundamental issues to gain long term value - whether that’s competitive advantage, cost savings or revenue enhancement. Smart line of business executives will demand it upfront, catch on early post kick off or worse, just ignore the initiative whole hog. They are acutely aware of the failed promise of portals and extranets as the one size fits partnership facilitation solutions to large scale ecosystem integration. So this time around they will want to be convinced that you can bring simplicity, contextual interaction, design around standard performance metrics - yet shield participants from the needed complex technology that’s behind the scenes.

Got Tech ?

One thing’s for sure : The socially powered business partner ecosystem will not emerge from what we know of to be the ‘Enterprise 2.0’ technology stack, as it stands today. No doubt that the current tools will play a significant role towards simplifying these relationships. But to accelerate business performance via social computing constructs, lots of design work is needed along with the filling of critical technology gaps to truly account for context, cognizance of both process and social at the business activity level, and a deep understanding of and response to individual incentive that makes participation a natural instinct.

At the Enterprise 2.0 conference in San Francisco, Oliver Marks and I will be running a new track called “Selling the Business Case for Accelerating Business Performance with Enterprise Collaboration and 2.0 Technologies”. Via a combination of instructional and practitioner panel discussions, we’re going to tackle how known functions in the organization such as Customer Support, Purpose Driven Employee Collaboration and Supplier Networks can leverage social computing constructs to accelerate performance. There’s a need for a unified social fabric across business ecosystems, yet a deliberate focus on the unique motivations for each business interaction is vital. We aim to bring it all together at the conference. More details about the track from Oliver and from E2.0 Conference Chair, Steve Wylie.

http://www.pretzellogic.org/2009/09/29/enterprise-2-0-and-the-paradigm-of-social-partnerships/

5 Les journalistes vont-ils devenir des marques grâce à Internet ?

Que se passerait-il si les 50 meilleurs journalistes du New York Times quittaient le quotidien de la 8e Avenue et créaient leur propre entreprise de presse, sous la forme d’un site Internet ? C’est Michael Arrington, fondateur du blog américain TechCrunch, qui a posé la question dans un billet du 30 juillet. "Le budget pour réunir une équipe bien payée composée des meilleurs journalistes de la planète s’élèverait à 25 millions de dollars par an, estime-t-il. Combien de temps faudra-t-il à ce site pour atteindre les 16 millions de visiteurs uniques et les 124 millions de pages vues du site du New York Times ? Cinq ans ? Combien de fonds d’investissement seraient prêts à se battre pour verser 100 millions de dollars à ce "new" New York Times et lui permettre d’atteindre le cap de la rentabilité ?"

Michael Arrington cite en exemple le site Internet Politico, spécialisé dans une couverture très incisive de la vie politique américaine, qui a été créé par deux anciens journalistes politiques du Washington Post. "Ils ont emporté avec eux leur marque propre et leur crédibilité et les lecteurs ont suivi. Aujourd’hui ils sont rentables, en grande partie parce qu’ils ont lancé une version imprimée paraissant trois jours par semaine." Le célèbre blogueur en conclut que "les journalistes ont toujours beaucoup d’importance, surtout les bons".

L’essor du journalisme multimédia a conduit les éditeurs à mettre en avant le concept de marque de presse : dans la jungle de l’information sur Internet, le titre d’un magazine ou d’un quotidien, qui se décline sur plusieurs supports, devient un gage de sérieux et de crédibilité pour l’internaute en mal de repères. Mais Internet, en tant que formidable outil de diffusion de l’information - et aussi d’autopromotion -, pourrait bien contribuer à transformer les grandes signatures de la presse en marques susceptibles de se vendre toutes seules, sans le secours d’un support connu.

Ce phénomène est connu aux Etats-Unis sous l’expression de personal branding, un concept lancé en 1997 par le consultant en management américain Tom Peters. Aujourd’hui, des grands noms de la presse américaine comme John Dickerson de Slate.com ou Nicholas Kristof du New York Times ont des centaines de milliers d’"amis" qui suivent leurs écrits sur les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook.

Si demain ils quittaient les médias pour lesquels ils travaillent pour d’autres, il y a fort à penser qu’une grande partie de ce lectorat accompagnerait leur migration. Le phénomène Internet va plus loin encore : grâce au système des flux RSS, il devient possible de se constituer sa revue de presse en ligne, composée des meilleures signatures de la planète, choisies pour leurs compétences dans tel domaine.

Les jeunes journalistes sont plus à l’aise que les anciens avec ce concept de personal branding. La plupart d’entre eux commencent leur carrière en tenant déjà un blog, un site présentant leur CV et leurs articles, animent des comptes sur Facebook et Twitter. Ils n’hésitent pas à se mettre en scène en racontant leurs enquêtes en cours ou les péripéties de leur vie professionnelle. Des étudiants journalistes se sont construits une réputation dans les réseaux sociaux avant même leur sortie d’école.

Alfred Hermida, enseignant à l’école de journalisme de l’université British Columbia de Vancouver (Canada), conseille à ses étudiants de déposer leur nom de domaine et d’être visibles en ligne. "Il y a une génération, un journaliste en herbe pouvait attendre avec impatience de rejoindre une entreprise de presse importante et de monter les échelons avant son départ à la retraite. Le nouveau journaliste doit créer et développer sa niche dans l’écosystème des nouveaux médias", explique-t-il.

Le phénomène est-il si nouveau ? Il y a toujours eu des journalistes vedettes, dont la signature était connue et reconnue du grand public. Des Alain Duhamel, Catherine Nay, Michèle Cotta, qui intervenaient dans plusieurs médias et attiraient un public sur leur seul nom. Jusqu’à présent, et sans doute pour quelque temps encore, c’est la télévision et la radio qui conféraient une telle célébrité. La nouveauté, c’est qu’Internet s’est glissé dans une stratégie de gestion globale d’une réputation. La notoriété de Jean-Michel Apathie, ancien journaliste de presse écrite, aujourd’hui sur RTL et dans le "Grand journal" de Canal+, doit beaucoup à son blog, l’un des plus fréquentés parmi les sites politiques. Jean-Marc Morandini, qui fait le "Grand direct" sur Europe 1, a carrément créé un site à son nom.

Reste à savoir si un journaliste ayant réussi son personal branding pourrait se passer d’être présent dans un support prestigieux et trouver une notoriété et un public équivalents sur un média en ligne. Les journalistes connus qui ont quitté de grands titres pour migrer sur le Net ont souvent perdu en visibilité. Aux Etats-Unis, les rédacteurs de Politico sont très présents à la télévision et à la radio afin d’accroître leur notoriété. Pour une grande signature, le passage au Web only apparaît encore comme un pari risqué. Dans un premier temps, l’effet personal branding contribuera à augmenter les enchères au mercato journalistique.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/09/26/les-journalistes-vont-ils-devenir-des-marques-grace-a-internet-par-xavier-ternisien_1245462_3232.html

6 Le téléphone mobile : 1er des médias de masse

On peut connaître l’âge d’un utilisateur selon la façon dont il utilise son mobile, selon qu’il est capable d’envoyer un SMS, ou seulement de le lire, voir s’il ne sait même pas ce que c’est, explique amusé le gourou de la mobilité, Tomi Ahonen, à l’occasion d’une plénière sur la scène de Picnic, la conférence hollandaise sur la créativité et les nouvelles technologies.

Les 4 prochains milliards d’utilisateurs qu’évoque Tomi Ahonen dans sa présentation désignent les prochains abonnés aux téléphones mobiles. Et de rappeler que le mobile est devenu le premier des médias. Alors qu’on dénombre 480 millions de quotidiens distribués chaque jour, 1,4 milliard d’utilisateurs d’internet, 1,5 milliard de télévisions, 2,1 milliards de personnes ayant un compte bancaire, 3,9 milliards de personnes possédant une radio FM... On compte déjà 4 milliards d’abonnés au téléphone mobile (pour seulement 3,4 milliards de téléphones mobiles en circulation).

Dans un de ses livres, Tomi Ahonen classe Le mobile comme le 7e média de masse (extraits) venant, dans le temps, après l’imprimerie, l’enregistrement audio, le cinéma, la radio, la télévision et l’internet.

“Les mobiles sont aussi différents de l’internet que la télé l’a été de la radio”, insiste-t-il. Si les contenus de l’internet et de nombreux autres médias sont aussi accessibles sur mobiles, ce n’est pas nécessairement d’une manière totalement adaptée, comme le montre souvent la difficulté d’accéder à des films ou contenus radio depuis son mobile. Le mobile est appelé à générer des formes médiatiques adaptées (“On n’a pas de sonneries sur l’internet ou à la radio !”). Le mobile n’est pas un PC plus bête, mais bien un autre support, bien souvent très présent quand on consomme d’autres formes médiatiques.

Le mobile propose également de nouvelles interfaces, pas nécessairement liées à la taille de l’écran (“Si la taille de l’écran était si importante, on ne regarderait que des films au cinéma !”). Si l’ordinateur n’a que deux interfaces - les 101 touches du clavier et la souris -, les smartphones en ont beaucoup plus : clavier, écran tactile, caméra, capteurs de mouvements...

En tant que média, le mobile propose 7 uniques bénéfices, comme il l’explique sur son blog :

-  il est le premier média massivement personnel,
-  il est un média qu’on a toujours sur soi,
-  il est connecté ou plutôt connectable en permanence,
-  il est le seul média avec un terminal de paiement intégré,
-  il est le seul média disponible au moment de l’inspiration créatrice,
-  il est le seul média capable de mesurer très précisément son audience,
-  il capture le contexte social de votre consommation.
-  Le mobile est bien plus qu’une plateforme média.

Qu’y a-t-il de magique avec le mobile ? Qu’est-ce qui explique le succès du mobile ?

Tomi Ahonen a résumé la magie du mobile par le concept des “6 M". Le mobile permet :

-  le Mouvement : selon la vitesse et la modalité de votre déplacement, par exemple il est capable de savoir quel moyen de déplacement vous utilisez. Il est capable de mesurer notre empreinte carbone, sans capteur dédié !
-  le Moment : il est capable à la fois d’étendre le concept de temps et de le focaliser...
-  le Moi : Le mobile en sait plus de vous que n’importe qui, selon le timbre de votre voix, il peut par exemple connaître votre état émotionnel pour servir de détecteur de mensonge ou de détecteur d’empathie avec votre correspondant.
-  le Multi-utilisateur : il permet de vous connecter à votre communauté.
-  le Moyen de paiement (et le canal de vente) : les M-books au Japon, ces livres qu’on lit sur son mobile, ont généré 435 millions de dollars de chiffre d’affaires.
-  la machine : la navigation augmentée que propose Layar par exemple n’est accessible qu’avec des mobiles.

La planète ne compte que 6,7 milliards d’habitants. Comment alors pourrions-nous arriver à 8 milliards d’utilisateurs si nous sommes en tout moins que cela ? C’est parce que, sur les marchés émergents notamment, la pénétration du mobile est bien souvent supérieure à 100% et elle continue de croître, explique Tomi Ahonen. Pour lui, à terme, la pénétration du marché dépassera les 120 %. Ce qui signifie que nous aurons plusieurs téléphones : “deux mains, deux mobiles, deux réseaux, deux usages...”

Cette forte pénétration a des impacts directs sur la structuration du marché et les usages. Alors que le cycle de vie d’un ordinateur est de 3,5 ans, celui d’un mobile est seulement de 18 mois. Les nouvelles générations de téléphones mobiles (comme l’iPhone ou Androïd...) s’apprêtent à transformer en profondeur le marché. Et qu’en sera-t-il demain avec des enfants qui ont aujourd’hui 9 ans et pour qui le mobile est déjà l’outil qu’ils plébiscitent dans leurs usages...

Les 4 prochains milliards d’utilisateurs ne seront pas connectés à l’internet, ils n’auront pas d’ordinateurs personnels... Mais ils n’auront pas non plus accès aux téléphones de nouvelle génération. Les 4 prochains milliards d’utilisateurs utiliseront les téléphones qu’on utilise aujourd’hui. Ils seront mordus de SMS comme le montre l’explosion mondiale du marché : 130 milliards de dollars en 2008, avec un trafic en progression de 50 %, des revenus de 25 % et des utilisateurs de 20 %.

Aujourd’hui, la Finlande supprime les cabines téléphoniques. 60 % des foyers y ont abandonné la connexion filaire. Déjà 13 % des utilisateurs de mobiles ne s’en servent pas pour passer des appels téléphoniques ! 46 % des comptes bancaires au Kenya sont des comptes mobiles. En Estonie on peut voter avec son mobile. Seulement 14 % des Anglais mettent leur mobile en mode silencieux quand ils dorment !

Le mobile est la plus grande opportunité qui soit en terme de média. Et ce ne sont pas les applications comme celles qu’on croise sur l’Apple Store, malgré leur succès foudroyant, qui vont l’emporter, ni la télé sur mobile... “L’application tueuse” de la téléphonie mobile pourrait bien être une vieille invention, celle du successeur du SMS : le MMS (pour Multimedia messaging service, c’est-à-dire la version multimédia du Short Message Service) ! Derrière cette proposition qui semble porter à sourire, car le MMS annoncé depuis longtemps a pour l’instant eu du mal à s’imposer, Tomi Ahonen ne propose qu’un exemple pour distiller le doute. Un exemple marquant : BMW a récemment utilisé les MMS pour faire une campagne publicitaire de vente de pneus neige auprès d’acheteurs de modèles récents, en envoyant à chacun l’image personnalisée de sa voiture équipée de ces nouveaux pneus. Le résultat en terme marketing semble éclatant, annonce le gourou de la mobilité, annonçant un taux de conversion exceptionnel de 30 % : “pour 10 publicités envoyées, 3 personnes ont commandé des pneus neige !” BMW aurait récolté 45 millions de dollars de gains pour une campagne qui ne lui aurait couté que 60 000 euros !

La messe est dite !

http://www.internetactu.net/2009/10/01/le-telephone-mobile-le-1er-des-medias-de-masse/

7 Dix pistes d’évolution pour la télé (sur Internet) !

Depuis la création du magnétoscope dans la fin des années 70, notre consommation télévisuelle s’est progressivement « délinéarisée ». Petit à petit, « le différé » est devenu « à la demande » grâce notamment aux réseaux cablés, aux enregistreurs numériques et à Internet.

La télévision est un objet de l’ère pré-web. C’est un media de diffusion massive, « top-down » : on s’assoie devant son poste et on consomme des programmes.

La télé reste un objet social. Elle est regardée souvent à plusieurs. A l’inverse, l’écran d’ordinateur est propice à une consommation individuelle, interactive et à la demande.

Ces éléments expliquent probablement pourquoi la VOD sur les écrans de télé (sur les set-top boxes typiquement) reste largement minoritaire... et pourquoi la VOD sur Internet explose.

L’avenir de la TV est-elle dans le Web ? La Télé tend-elle à être plus individuelle, interactive, personnalisée et personnalisable ? Voici quelques pistes d’évolutions que nous tentons d’expérimenter au sein du Lab de France 24. Nous avons déja commencé à travailler sur ces questions en publiant début septembre la version beta du Player HD France 24. L’application évoluera ces prochains mois, aussi en fonction de vos réactions. Donc n’hésitez pas à critiquer, suggérer, acquiescer... (Si vous souhaitez partager un lien ou transmettre une réaction au Lab de France 24 il vous suffit d’utiliser le tag #labf24 sur Twitter)

1. Permettre le contrôle du direct

(A l’exception des évènements historiques, politiques et sportifs, la TV est bien plus confortable à la demande. C’est pour cette raison que les offres de Catchup fleurissent sur le web. Cette tendance devrait s’accélérer au point que la frontière entre VOD et direct devrait disparaitre. Encore plus fort qu’une set-top box, le contrôle du direct ne s’arrête pas à la simple capacité de mettre en pause un programme que vous regardez. Contrôler le direct c’est pouvoir revenir en arière lorsqu’on a raté le début d’une émission ou un évènement diffusé en live.... En février 2008, le Lab de France 24 a publié un prototype qui implémentait cette fonction. Quelques mois plus tard, c’est au tour de France Télévision de proposer la retransmission de l’ Open de Roland Garros en qualité HD sur Internet avec ce même « controle du direct ».

2. Faire évoluer les interfaces

(La 3D et le multi-scène sont des pistes prométeuses en matière d’interactivité (ne ratez pas cette géniale expérience menée par HBO). Les interfaces de navigation et de contrôle des videos deviennent aussi de plus en plus riches. Demain nous devrions pouvoir interagir avec les contenus à l’aide de mouvements ou... d’émotions !

3. Encourager la communication entre spectateurs

(Dés 2006 certaines IPTV ont commencé à intégrer des fonctions de communication entre spectateurs. C’est le cas de Joost, JustinTV, BabelGum, Megavideo... qui proposent du tchat associé à leurs programmes. Depuis un an c’est Facebook et Twitter qui ont progressivement remplacé les tchats classiques. Le premier site à avoir expérimenté l’interactivité via Facebook était CNN pour l’élection d’Obama en 2008 ; depuis Facebook a édité un widget permettant de réediter l’expèrience en un simple copier / coller de code HTML. On imagine facilement combien la vidéoconférence pourrait d’enrichir les expériences de direct...

4. Utiliser la transcription automatique

(Des systèmes de transcription automatique trés performants arrivent sur le marché. Ils devraient bientôt nous aider à dépasser la nature continue des éléments binaires comme le son et la vidéo. Transcrits ces derniers peuvent être facilement segmentés, indexés, en somme « discrétisés » ; et ce automatiquement. Parmi les premières expèriences en la matière, les solutions d’Exalead et d’Autonomy sont à noter.

5. Offrir des traductions automatiques

(Dès lors qu’une transcription (qui plus est automatique et en temps-réel) est associée à un flux video, le champ des possibilités s’ouvre de façon surprenante. Une des premières applications est le sous-titrage et la traduction. Imaginez par exemple qu’un outil de traduction traite le flux de transcription automatique ? Même imparfait il pourrait être d’une aide non négligeable à la compréhension...

6. Enrichir automatiquement les videos de mots clés et de chapitres

(Le découpage en séquences et l’association automatique de mots clés permettent d’enrichir les videos en données sémantiques et facilite ainsi la navigation à l’intérieur des contenus. Viddler propose depuis plusieurs années une solution de chapitrage et de taggage des videos en mode participatif. Cependant ce système reste peu utilisé par les internautes. L’automatisation de cette tâche grâce aux données de transcription devrait en revanche être bien plus efficace.

7. Permettre les recherches « pleine video »

(La transcription offre la possibilité d’indexation plein texte de la vidéo, aussi paradoxale que cela paraisse... et par conséquence autorise la recherche à l’intérieur même des contenus vidéos. Imaginez une télé dont le flux serait indexé en temps réel...

8. Associer automatiquement des contenus multimedia

(Grâce à l’indexation et l’extraction de mots clés, il est simple de sélectionner dans une base de contenus multimedias des éléments d’informations relatifs à la thématique traité à un instant donné dans une séquence et de les proposer à l’internaute. Ajoutez à la transcription automatique temps réel un moteur de recherche sémantique assez puissant le flux TV live (ou à la demande) se voit enrichi d’informations multimédias interactives...

9. Autoriser la diffusion massive des programmes

(Les contenus deviennent supports (voyez Youtube et Dailymotion...). Ils sont supports pour les marques, la publicité ou d’autres contenus. Les télés ont donc tout intérêt à autoriser trés largement la diffusion de leur programme en mode « délinéarisé » sur internet : en somme utiliser tout l’espace d’internet et non leur seul site comme support de diffusion.

10... et vous, à quelle évolution pensez-vous ?

http://fr.readwriteweb.com/2009/09/28/a-la-une/10-pistes-dvolution-tl-sur-internet/

8 Quel journalisme à l’heure de l’info buzz ?

Une fois remarqué que la diffusion de la vidéo Hortefeux sur internet, et le débat qu’elle suscite, témoignaient d’un changement profond dans la « fabrique de l’info » sur internet (lire sur narvic.fr : Le quatrième pouvoir est en train de changer de mains), il ne s’agit pas d’éluder non plus les problèmes que cette nouvelle situation entraîne...

Je comprends le malaise exprimé par Philippe Cohen sur Marianne2, quand il parle de son sentiment face à ce qu’il perçoit comme « un chasse au ministre », « une fièvre », mais je ne suis pas persuadé qu’il pose le problème de la bonne manière. La violence des réactions de ses propres lecteurs en commentaires me semble d’ailleurs le suggérer (Gérald Andrieu (Marianne2) : Le buzz emporte Hortefeux et... Marianne2 !).

Le buzz, un phénomène incontrôlable

Face à un tel buzz (à l’instant où j’écris, en additionnant la version Lemonde.fr de la vidéo et celle de Public Sénat, le million de vues est largement dépassé. Il a fallu quatre jours !), on peut être pris d’un certain vertige, éprouver le sentiment qu’on se trouve face à un phénomène tellement massif qu’il en est incontrôlable.

Il semble en effet qu’on ne puisse, ni les médias, ni finalement personne, empêcher, arrêter ou même freiner, de tels buzz une fois qu’ils ont pris une certaine ampleur. La structure même du réseau internet, organisé « en grappes », est en effet propice à de tels effets de diffusion « en avalanche » dès lors qu’un seuil minimum, une « masse critique » de diffusion est atteinte (les scientifiques parlent d’effets « de cumul », dans leur modélisation de cette « propagation réticulaire » « en avalanche »).

Le fait même, pour un média de masse comme TF1, d’ignorer un tel buzz (passé sous silence dans le journal de Jean-Pierre Pernaut), contribue même finalement à en accroitre la propagation. Toute tentative de faire obstacle ou de freiner le buzz ne fait que susciter plus de curiosité encore de l’internaute, qui veut vérifier par lui-même et se faire son propre avis sur ce que l’on chercherait à lui « cacher », ou ce dont on voudrait le détourner...

Effet de meute, lynchage ?

Le malaise de Philippe Cohen me semble largement inspiré par la peur que peut, légitimement, susciter un tel phénomène. Surtout si l’on estime qu’il est disproportionné par rapport au fait qui le provoque (c’est l’analyse de Philippe Cohen, mais également celle du magistrat-blogueur Philippe Bilger, cf. Hortefeux à volonté).

On peut signaler tout de même à Philippe Cohen que les journalistes sont également des adeptes, à l’occasion, de la « chasse en meute », et que le phénomène du « lynchage médiatique » n’est pas apparu avec internet. Jadis, on appelait même ça des « campagnes de presse »...

On peut ajouter également qu’il semble bien que de tels buzz sur internet prennent d’autant plus fort et d’autant plus vite que les médias de masse traditionnels, comme la radio et la télévision, entrent dans la boucle, provoquant des « effets de résonance » qui démultiplient l’impact du phénomène. C’est ce que souligne Nicolas Vanbremeersch, sur Slate, en évoquant « un tourbillon quasi instantané des professionnels de l’info ». On avait déjà nettement observé ce phénomène de « résonance » entre télévision et internet à l’occasion du buzz sur Susan Boyle (Susan Boyle (2) : quand la télévision se trouve si belle dans le miroir d’internet).

Qui est juge du débat public ?

Je comprends bien que le phénomène laisse désarmés des hommes plutôt rationnels tels que Philippe Cohen ou Philippe Bilger, quand ils estiment que le motif n’est pas légitime ou en proportion. Mais je crois bien que les intellectuels devront s’y faire : s’ils ont pu être les acteurs principaux, voire les « juges », du débat public jusqu’à maintenant, internet change la donne, élargissant considérablement le nombre de ceux qui peuvent participer au débat (jusqu’à former « une opinion publique numérique », suggère même Nicolas Vambremeersch dans son livre, évoquant un vaste mouvement de « réallocation de l’attention et de l’autorité »).

D’anciens magistères sont manifestement en déclin à l’heure d’internet, des piédestaux se fissurent, les prétentions élitistes à juger à la place des gens sont de moins en moins légitimes et acceptées. Il va falloir, pour ces élites, lâcher prise et peut-être admettre que la démocratie, ça commence lorsque l’on considère que les citoyens sont adultes et aptes à prendre en mains eux-mêmes leur destin... même si les conséquences sont parfois désagréables.

Oui, mais quid des falsifications et des manipulations ?

L’objection est recevable. Il ne s’agit pas de verser dans le populisme en estimant que le Peuple a toujours raison, parce qu’il est le Peuple. A ce régime-là, la peine de mort serait toujours en vigueur, et on peut se réjouir que ce ne soit plus le cas.

Le monde de l’information n’est pas peuplé d’anges, on y voit passer des faux, des rumeurs infondées, voire malveillantes, des tentatives de manipulation de l’opinion... Si de telles entreprise parvenaient à « chevaucher » des effets de buzz d’une telle ampleur, les conséquences pourraient être dévastatrices. Il y a des raisons de s’alarmer de cette possibilité, il est légitime de réfléchir aux moyens de la prévenir.

Il s’agit donc de pouvoir déceler les falsifications, les montages, les trucages... C’est possible, nous indique Charlotte Pudlowski sur Slate (Garantie sans effets spéciaux - La vidéo de Brice Hortefeux à Seignosse a-t-elle été truquée ?). Mais ça demande le plus souvent une certaine technicité. C’est généralement un travail d’experts...

Il s’agit aussi d’identifier d’éventuelles manipulations et, pour cela, il est généralement nécessaire d’identifier la source de l’information pour juger de son intérêt personnel à la diffuser. Qu’on pense aux faux listings dans l’affaire Clearstream : identifier l’auteur des faux et ses motivations peut orienter de manière très différente l’appréciation générale que l’on peut porter sur l’affaire. En témoigne (sur le blog de Philippe Madelin sur Rue89) le changement de perspective assez radical dans cette affaire que suggère (sans l’établir) l’arrivée - fort opportune - d’un tout nouveau témoin, inconnu jusqu’alors...

Qu’on pense aussi à la divulgation de la vidéo sur Ségolène Royal et les 35 heures chez les profs, en pleine campagne électorale pour la désignation du candidat socialiste à la présidentielle. Il eut été utile que l’on identifie précisément celui qui a mis cette vidéo en ligne et surtout pourquoi, dans la mesure où cette vidéo est susceptible d’avoir influencé la campagne...

Vidéo Hortefeux : la garantie des journalistes

La question d’un trucage de la vidéo Hortefeux a été posée (et même utilisée en argument - sans preuve - pour défendre le ministre). C’est bien l’identification de la source - des journalistes de la chaîne TV Public Sénat en l’occurrence -, et la confrontation de leurs images et de celles mises en ligne par le Lemonde.fr, qui permettent d’écarter le doute en la matière. Mais on ne sait toujours pas comment ces images sont parvenues à la rédaction du monde.fr... (Régis Soubrouillard - Marianne2 : pataquès sur l’origine de la vidéo).

Il reste que si la « traçabilité » d’une information est indispensable pour assoir sa crédibilité, il n’est pas toujours souhaitable de rendre la source publique. C’est tout l’intérêt de la revendication au droit à la protection des sources par les journalistes, qui est une garantie importante à la liberté de l’information.

On peut remarquer que la rédaction du monde.fr n’a pas « balancé comme ça » cette vidéo sur le net (comme certains le lui reprochent, semble-t-il...), même si le journal se refuse à dévoiler sa source. Le texte accompagnant la vidéo sur le site du monde.fr apporte des éléments de contexte qui l’accréditent : un travail d’enquête a été mené pour identifier, contacter et interroger le jeune militant d’origine arabe figurant sur la vidéo. Bref, un travail de vérification a été fait.

Je signale au passage, comme je l’ai fait en commentaire du billet de Versac sur Slate, que le mode de diffusion de la vidéo choisi par Lemonde.fr en l’hébergeant sur la plate-forme Dailymotion et en autorisant à ce que la vidéo soit « embarquée » sur d’autres sites tels que des blogs, est un puissant outil pour encourager sa propagation virale, mais que - du coup - celle-ci s’opère en perdant en cours de route tous les éléments de contextualisation et de vérification apportés sur le site du Monde. Ce qui est déontologiquement problématique...

Il n’en reste pas moins que la situation est donc ici très différente que dans le cas de la vidéo Ségolène Royal... en raison du travail journalistique effectué en amont de la publication. Mais on voit bien que ce n’est pas toujours le cas avec ces vidéos virales qui buzzent sur le net, et c’est un très réel problème.

Marketing viral = manipulation du consommateur ?

Les publicitaires ont en effet déjà repéré tout le bénéfice qu’ils pouvaient tirer de tels phénomènes de buzz. Ils ont même déjà compris comment les fabriquer eux-mêmes, en mettant en ligne des vidéos qui dissimulent dans un premier temps leur objectif commercial, celui-ci n’étant dévoilé qu’une fois obtenu l’effet de buzz escompté.

On est ici à la limite de la publicité clandestine et de la manipulation des consommateurs à leur insu, si on n’est pas carrément déjà en plein dedans ! Que se passera-t-il si, demain, de telles méthodes actuellement rodées par les publicitaires sont étendues à d’autres domaines, et si - par inadvertance - on oubliait de dévoiler le pot aux roses ?

Fin de la vie privée et de la présomption d’innocence ?

Autre problématique soulevée par ce nouveau régime de l’info-buzz : la protection de la vie privée et de la présomption d’innocence sont sérieusement menacées... En tout cas nettement moins assurées.

Si le fait que les personnalités publiques ne jouissent déjà plus vraiment de la même protection de leur vie privée que les anonymes soit déjà plus où moins entré dans l’usage (lire à ce sujet, sur narvic.fr : Journalisme de données : jusqu’où ne pas aller trop loin), qu’en est-il du pauvre anonyme qui se retrouve exposé à un buzz de grande ampleur simplement parce qu’il figure sur une vidéo rigolote ?

La loi apporte certes des garanties, que l’on ne peut faire jouer qu’a posteriori, alors que le mal est fait, et elles ne semblent plus guère avoir d’effet dissuasif... Condamnés à un monde de « vérités faibles » ? La philosophe Gloria Origgi estime aussi que sur internet « dans un environnement à forte densité informationnelle, (...) les sources sont en concurrence permanente pour gagner l’attention des usagers, et (...) la vérification directe de l’information n’est tout simplement pas possible à des coûts raisonnables » :

Ma modeste prévision épistémologique est que l’Âge de l’information est en train d’être remplacé par un Âge de la réputation dans lequel la réputation de quelque chose - c’est-à-dire la manière dont les autres l’évaluent et la classent - est la seule manière dont nous pouvons tirer une information à son sujet. Nous voilà donc condamnés à un monde de « vérités faibles » ? A ne nous fier qu’à ceux qui ont, ou ce qui a, une bonne réputation ?

Un journalisme « dépollueur »

On n’empêchera pas la naissance et la propagation des effets de buzz sur internet. Je ne crois pas non plus qu’une « auto-régulation naturelle » de l’ « écosystème d’internet » se mettra en place spontanément. La question de la vérification de l’information reste donc entière (Sur le net, le défi de la preuve et de la vérification)...

Quoi qu’en aient dit certains, les journalistes se sont révélés utiles dans cette affaire de la vidéo Hortefeux, car ils se trouvaient en amont de la mise en ligne de l’information et même à la source du buzz qu’elle a engendré, qu’ils ont vérifié cette information et lui ont apporté une garantie déontologique.

Mais quand les journalistes ne sont pas « à la source » du buzz, leur rôle de vérificateur/certificateur de l’information, « en aval », reste utile (ce qu’Alain Joannès appelle un « journalisme dépollueur », que j’ai qualifié de « journalisme de re-médiation » et que les Américains désignent sous le terme de « currator » de l’information).

Pour jouer ce rôle, les journalistes doivent toutefois regagner la confiance du public et ils ne peuvent le faire qu’en quittant leur position « de surplomb », en se plongeant eux-mêmes dans les réseaux, au contact des internautes, en les accompagnant. Et encore n’aura-t-on pas réglé la question cruciale du financement de ce travail.

Mais si les journalistes se révèlent dignes de confiance et convaincants dans ce rôle, bref, s’ils se taillent sur internet... une bonne réputation... alors, peut-être, les internautes seront-ils prêts à payer ce service...

http://novovision.fr/ ?Quel-journalisme-a-l-ere-de-l-info

9 Que produisent votre réseau social, vos communautés ?

Je dis réseau social pour prendre le terme le plus générique possible mais mon propos vise plus largement toutes les démarches dites “2.0″ dans l’entreprise. Depuis maintenant un peu plus d’un an il est acquis qu’un tel projet, les groupes et les communautés qui le composent le cas échéant, doit avoir un but. Merci de ne pas sourire devant cette lapalissade car ça n’a pas été évident pour tout le monde dans les premiers temps. Par but on entend :

-  quelque chose qui fasse sens pour l’entreprise (en tout cas pour démarrer, ensuite il se peut que les collaborateurs poussent des projets qui ont du sens pour eux à leur niveau sans que ce soit une préoccupation majeur de l’entreprise)

-  quelque chose qui fasse sens pour les collaborateurs en fonction des objectifs qui leur sont assignés, de leur temps disponible, de leur fiche de poste, de la manière dont ils sont évalués...

Cela peut sembler évident mais il vaut mieux le rappeler car il arrive encore qu’on l’oublie.

Et malgré ça il arrive qu’un projet ne tienne pas ses promesses, voire ne prenne pas. Une des raisons en est souvent qu’on s’est concentré sur la dimension “outil” sans se préoccuper de l’aspect concret des choses : que doit produire la communauté, le groupe, les utilisateurs. Quels sont les “outcomes” attendus.

Cela revêt une importance double. Tout d’abord parce que cela permet à tout le monde de comprendre ce qu’on attend d’eux, ce vers quoi ils doivent tendre, la manière dont le resultat de leur travail doit de matérialiser (oui...on parle de travail, ne l’oublions pas). Ensuite parce que c’est la condition sine qua non de l’utilisation des intéractions/conversations au service du business. Qu’on ne s’étonne pas que l’entreprise n’utilise pas à son profit les masses d’informations générées par ses employés si elle ne sait même pas ce qu’elle doit s’attendre à trouver. Qu’on ne s’étonne pas non plus que personne ne participe si personne ne sait exactement et concretement ce qu’il est question de produire. C’est une notion véritablement essentielle surtout dans les premiers temps, lorsqu’on essaie de faire la preuve du concept, de voir ce qui peut fonctionner ou non, là où un peu de directivité s’impose.

Si les personnes en charge de l’innovation ne savent pas qu’il existe un espace où il y a des idées (ou si les membres du dit espace ne savent pas ce qu’on attend eux), si les personnes en recherche d’information et de solutions sur un sujet ne savent pas qu’il existe un espace dédié (et si les membres de l’espace ne savant pas que le but de l’échange est de fournir et formaliser des solutions) il y a port à parier qu’on n’arrivera pas à grand chose.

Ces outputs peuvent prendre des formes variées : comptes rendus de négociations commerciales, suivis de projets, articles de veille glanés çà et là sur le web, idées, des échanges de pratiques ou d’expérience, soumission et résolution de problèmes... la liste est quasi infinie. Mais il est essentiel que chacun sache quelle forme doit prendre la matière finale attendue. Sans cela les espaces conversationnels seront au pire morts ou au mieux actifs mais sans qu’on soit capable de dire de manière tangible ce qu’ils ont apporté.

Que les outils soient abondamment utilisés est une chose. Mais il faut être capable de répondre à la question “qu’est-ce qu’on a tiré de cette activité, qu’est ce qu’on a fait qui n’aurait pas été possible autrement”. A cette question certains pourront répondre “on a amélioré le service client et diminué le temps de réponse”, “on a enfin réussi à capitaliser et partager les meilleures pratiques de nos ingénieurs / de nos commerciaux et amené les autres à les réutiliser” etc. D’autres auront bien du mal de démontrer quoi que ce soit faute de s’être posé la question de l’output, de la production, et de l’avoir clairement formalisé. “On a partagé des informations et diffusé des contenus [en espérant que quelqu’un les lise ou s’en serve]” est une réponse qui fonctionne aussi pour un bon vieil intranet, dommage pour la plus-value. La prochaine revue budgétaire risque d’être difficile pour ceux là.

Ne pas pouvoir formuler des outputs clairs signifie simplement qu’on fait un projet pour faire un projet, sans avoir aucune idée ni vision de son utilité.

Comme tout projet, un projet entreprise 2.0 doit avoir des objectifs. Mais il doit également savoir quels types de “livrables” sont attendus. Faute de cela les interactions, les conversations resteront sans valeur. Ou n’auront pas lieu.

http://www.duperrin.com/2009/10/06/que-produisent-votre-reseau-social-vos-communautes/#more-2379

10 Quelle gouvernance pour vos communautés internes ?

Deux tendances : les utilisateurs créent leurs propres espaces ou l’entreprise reste seul maître des contenus.

Au nombre des sujets qui mettent les entreprises plus ou moins mal à l’aise c’est celui de la gouvernance de leurs espaces communautaires internes. A savoir : faut il laisser les utilisateurs créer leurs propres espaces ou ce rôle doit il revenir à l’entreprise. Le débat peut sembler anecdotique mais son issue conditionne la réussite de nombre de projets. D’abord en termes d’adoption et ensuite (et surtout) en terme de bénéfices engendrés. Deux tendances fortes existent sur le sujet : la première fait de l’entreprise le seul maitre d’œuvre et pilote de la chose, la seconde fait confiance aux utilisateurs en vertu du principe selon lequel eux savent ce dont ils ont besoin. Et a mon sens la vérité est sans doute entre les deux.

Quelques données à avoir en tête :

-  l’entreprise est certainement la plus à même de créer et faire fonctionner des espaces calqués sur son organisation, son organigramme.
-  l’entreprise est totalement incapable (la plupart du temps) d’identifier des communautés ou groupes correspondant à des besoins ponctuels et/ou locaux et qui ne sont pas calqués sur sa structure formelle.
-  les collaborateurs sont les plus à mêmes de savoir s’ils ont besoin d’un espace de travail de ce type et quand.
-  trop d’espaces tue l’espace : à laisser tout le monde créer des choses dans tous les sens on se retrouve avec des espaces inutiles et/ou redondants qui sont sources de confusion et de perte d’efficacité.
-  la culture joue un élément clé : certaines entreprises ne tolèreront pas d’espaces sans relation directes avec le travail là où d’autres s’en moquent éperdument et se disent que quelle que soit le sujet toute conversation crée du lien ce qui n’est déjà pas si mal (et de toute façon ça n’empêchera pas la chose de se passer ailleurs).

Partant de là il n’y a pas de solution miracle mais quelque chose d’acceptable serait :

-  l’entreprise garde la main sur les espaces “officiels”, par service / département etc.
-  self service pour le reste avec éventuellement un workflow de validation si la confiance ne règne pas. On pourrait aussi déléguer ce pouvoir de validation au management local voire donner des “droits de création illimités” à quelques power users. Si l’outil utilisé ne le permet pas...et bien c’est une grave lacune
-  et en tout état de cause faire le ménage régulièrement pour éviter les espaces redondants (ayant le même but) qui font qu’on ne sait plus où déposer ou trouver l’information.

Quelques règles a priori simples donc mais qui évitent nombre de tergiversations métaphysiques d’avant projet.

http://www.duperrin.com/2009/09/29/quelle-gouvernance-pour-vos-communautes-internes/

11 L’internet portable va balayer l’Internet mobile

Au cours d’une conférence TED qui a eu lieu cette année, Patti Maes, qui travaille au sein du groupe Interface Fluide du MIT Media Lab, nous a fait une démonstration d’un système portable (au sens de porter un habit) qui permet aux utilisateurs d’afficher et d’interagir avec le Web sur n’importe quelle surface, y compris le corps humain. La vidéo montre Pranav Mistry, le principal développeur du projet, en train de prendre des photos avec sa main, faire apparaître des critiques postées sur Amazon sur la couverture d’un livre, afficher directement sur son T-shirt des informations concernant une personne qu’il vient tout juste de rencontrer, et appeler quelqu’un en tapant le numéro de téléphone sur la paume de la main.

Dans une décennie seulement, il se peut que ces systèmes qui se portent soient la passerelle principale pour accéder à Internet.

Dans une présentation TED, Maes parle de son système comme d’un « sixième sens » - un sens qui nous donnerait une manière fluide et facile d’accéder rapidement à l’information relative à des situation ou des objets de la vie quotidienne.

Le système actuel, bien qu’un peu rudimentaire, pourrait voir son prix baisser jusqu’à 270€. En pratique, il est composé d’une webcam, d’un mini projecteur alimenté par une batterie, un miroir, un téléphone et de sortes de bouchons colorés situés au bout des doigts. Mais dans 10 ans, ce système pourrait être aussi petit qu’une montre : c’est selon Maes, le temps qu’il faut pour que ce genre de systèmes soient vraiment au point. On peut même imaginer un implant greffé dans le cerveau !

Ce type de produit va certainement surpasser de loin les capacités de nos téléphones actuels. Comme Maes le fait remarquer à juste titre, les téléphones actuels n’ont pas accès de manière simple à toutes les informations pertinentes dont nous avons besoin au quotidien. Un téléphone impose toujours à son utilisateur de changer son comportement.

D’autant plus que le Web tel que nous le connaissons aujourd’hui impose de ombreuses étapes manuelles comme le fait de visiter un site et de chercher une information. Dans 10 ans, nous espérons que le Web de Données aura fait du chemin et qu’on pourra, par exemple, consulter les informations sur un produit en dehors de son site officiel.

Lors de la conférence, Maes prend l’exemple de la recherche d’un livre dans une libraire. Aujourd’hui pour avoir accès aux avis des consommateurs, une personne doit sortir son téléphone portable, ouvrir la version mobile du site d’Amazon (ou son application dédiée) et chercher l’ouvrage. Alors qu’avec le système démontré, l’utilisateur n’aurait qu’à faire un mouvement de doigts et les classements d’Amazon apparaissent sur la couverture du livre (les commentaires apparaissant si on ouvre le livre).

C’est certainement la nouvelle génération d’interface Internet dans la mesure où cela supprime un certain nombre d’étapes pour accéder à des informations contextuellement pertinentes vis-à-vis d’une personne ou d’un objet.

Nous avons beaucoup parlé de capteurs cette année, parce qu’ils relient le monde réel à Internet. Les systèmes portables reposent beaucoup sur eux, par exemple les bouchons sur les doigts de Pranav. Ajoutez à cela, tous les autres points de connexions à Internet et cela devient un système très puissant. Par exemple, le livre aurait un code barre qui permettrait au système d’extraire des données d’Amazon via Internet.

Internet, un sixième sens

Comme un article de Wired l’explique bien cette année, beaucoup d’informations « qui nous aident à comprendre et à interagir avec le monde » ne viennent pas des 5 sens avec lesquels un humain nait. Elles viennent des ordinateurs et, de plus en plus, du Web. Le but de ce système développé par le MIT est « d’embarquer des ordinateurs qui nous apportent de l’information d’une manière naturelle, comme nos véritables sens le font déjà ».

Chez ReadWriteWeb, nous sommes vraiment fascinés par la nouvelle génération d’interfaces Internet telles que la Réalité Augmentée et la réalité croisée. Pour moi, ces engins portables sont les interfaces Web les plus impressionnantes que j’ai vu depuis longtemps.

Note du traducteur @JulienNakache : Je trouve cela vraiment révolutionnaire, notamment dans la mesure ou cela facilite plus que jamais la prise de « bonnes » décisions. Si sans faire le moindre effort, on sait qu’un produit n’est pas aussi intéressant que le chef de rayon le laisse croire et qu’en plus on peut le commander directement en ligne, plus personne n’aura d’excuses pour les achats compulsifs... Finalement, ce seront les consommateurs qui seront gagnants !

http://fr.readwriteweb.com/2009/09/30/a-la-une/internet-portable-mobile/

12 Chefs de Produit & Responsables Marketing : ce qu’implique l’Internet des objets pour vous

Certains d’entre vous ont peut-être lu notre série d’articles sur l’Internet des Objets et se demandent : comment cela va affecter mon travail au quotidien ? Très bien, un jour mon frigo pourra me dire que je suis à court de lait, mes bagages auront une puce RFID pour ne pas être égarés et ma maison sera automatisée via Twitter. Mais rien de tout ça ne va changer mon travail ? Et bien non : le monde d’objets connectés à Internet va changer votre manière de travailler autant que votre quotidien.

Si vous êtes un chef de produit, un responsable marketing ou travaillez simplement dans un entreprise qui un rapport de près ou de loin avec des produits physiques (donc des objets), lisez ce qu’il suit pour découvrir comment cela va vous affecter.

Lorsque les produits commerciaux seront connectés à Internet, cela permettra tout un éventail de nouvelles possibilités et de solutions marketing. En juin, nous avons interrogé Tim Berners-Lee, l’inventeur du Web. En prenant l’exemple d’un téléphone fixe, Berners-Lee nous a expliqué comment il peut se connecter à Internet avec une simple URI (Uniform Ressource Identifier ou une adresse internet) :

« Je peux attribuer une URI à mon téléphone [...] ou le fabricant peut donner une URI au modèle de mon téléphone. Il peut aussi mettre en ligne toutes les caractéristiques de mon téléphone et je peux ensuite faire un lien pour dire que mon téléphone est de ce modèle. Ce qui signifie que tout système qui a accès à ces données sera capable de savoir ce que je peux faire avec mon téléphone, ce qui est une source d’information précieuse. »

Le scénario de Tim Berners-Lee se focalisait surtout sur le consommateur, mais les fabricants et les revendeurs peuvent aussi faire des choses intéressantes avec ces produits reliés à Internet.

Suivre les utilisations : Hmmmm, des données marketing

Si un produit est connecté à Internet, alors en théorie le fabricant et/ou le revendeur peut suivre les utilisations de ce produit. Le téléphone en question embarquera certainement une puce RFID, qui se connectera à Internet et permettra une communication dans les 2 sens entre le consommateur et vous.

En tant que chef de produit ou responsable marketing, imaginez toutes les informations que vous pourriez obtenir grâce à cette puce RFID ! Voici le genre de choses que vous pourrez suivre :

-  Avec quelle fréquence un client utilise son téléphone
-  Le temps moyen de chaque appel
-  Quelle fonctionnalité du téléphone il utilise le plus
-  Où il l’utilise le plus (grâce une puce de géo-localisation)
-  Qui dans le foyer l’utilise et le temps que chacun l’utilise

Au moment où le suivi d’utilisation sera possible, il est probable que les lois de respect de la vie privée auront évolué. Mais même dans ce cas, le fabricant pourra toujours négocier avec ses clients : donnez-nous toutes vos données, par exemple, et nous vous offrons un rabais de 10% ! Brand management

La gestion de l’image d’une marque devient aussi plus riche si le produit est connecté à Internet. Avez-vous déjà entendu parlé de personnalisation ? Ca fait des années que les services marketing nous le promettent. Mais pour l’instant, seuls les consommateurs se connectaient à Internet & sur Twitter, Facebook et les autres plateformes sociales.

Cependant lorsque vos produits aussi sont connectés à Internet, cela peut vous donner accès à une quantité colossale d’informations sur vos utilisateurs : en plus des données mentionnées plus haut, vous pouvez savoir ce que disent vos clients sur Facebook, Twitter etc... Cela vous permet de cibler très précisément les messages marketing que vous adressez à vos clients en fonction du produit, des fonctionnalités qu’ils utilisent, où ils les utilisent, ainsi qu’avec ce qu’ils disent sur les plateformes sociales. Vous pouvez même être en mesure d’obtenir des informations démographiques asses précises sur vos clients, vous permettant ainsi de filtrer vos réseaux sociaux plus finement.

Le logiciel en tant que service

Jusqu’à présent, nous avons parlé de comment l’Internet d’Objets peut bénéficier aux chefs de produits et de relations clients. Voici quelque chose qui peut être utile à tout le monde : le logiciel embarqué dans un produit peut être automatiquement mis à jour sur Internet, dés que la mise à jour est disponible. Cette fonctionnalité vient tout droit du web 2.0 : n’importe quel logiciel qui tourne sur Internet peut être mis à jour n’importe quand par l’entreprise, sans que l’utilisateur n’intervienne. C’est par exemple l’un des avantages de Google Docs sur Microsoft Office.

Dans le scénario du téléphone, on peut tout à fait imaginer que vous, le fabricant, vienne de sortir un tout nouveau système de répondeur. Vous pourriez très bien ajouter cette fonctionnalité à tous les téléphones qui la supportent en utilisant Internet. La nouveauté peut être installée directement sur vos serveurs si c’est une application web, sinon elle peut être téléchargée et installée directement sur le téléphone. Le client sera averti de la nouveauté par un message s’il choisit d’être alerté. De cette manière l’innovation est distribuée très vite : tout le monde y gagne sauf vos concurrents !

Le Service Client

Le service client peut aussi être révolutionné par l’Internet des Objets. En tant que fabricant ou revendeur, vous pouvez grâce à Internet localiser des problèmes en utilisant des informations précises sur les produit du client, réparer le problème en temps réel, identifier des problèmes avec le téléphone peut-être avant même que le client ne les remarque, surveiller que les téléphones se comportent comme prévu, envoyer des astuces des conseils d’utilisation du téléphone en fonction de comment le client l’utilise, et bien plus.

Conclusion

Avec les produits connectés à Internet, un nouvel univers de possibilités commerciales s’ouvre pour les fabricants et les revendeurs. Dans la plupart des scénarios de l’Internet d’Objets, il y aura sans doute des problèmes de protection de la vie privée à considérer. Mais les fabricants de produits peuvent sans nul doute d’ores et déjà se frotter les mains !

Nous avons seulement effleuré la surface de l’Internet des Objets, et nous avons hâte de connaître vos idées et réflexions sur le sujet.

http://fr.readwriteweb.com/2009/09/29/a-la-une/chefs-de-produit-responsables-marketing-ce-quimplique-linternet-de-objets-vous/

13 7 enseignements sur le community management, par Chris Preuss, VP de General Motors

Chris Preuss a le titre de VP GM Global Communications. Il a participé la semaine dernière à un tchat sur le blog bien connu Fastlane. Interrogé sur la stratégie digitale du groupe GM, il nous livre plusieurs réflexions enrichissantes. Si les billets sont légions autour du thème "les 10 commandements d’une bonne stratégie sur les médias sociaux", les propos de Preuss ne sont pas théoriques et s’appuient sur une pratique quotidienne et déjà ancienne au sein de son entreprise. Voici quelques idées intéressantes évoquées lors de la discussion :

1er enseignement : une présence sur les médias sociaux fait partie de la stratégie globale

Une lapalissade aujourd’hui, mais cela va mieux en le disant. Lorsqu’un internaute lui demande de résumer sa fonction, il explique : "I lead all the internal and external communications activities for GM and its brands around the world. We’re tightly integrated with Marketing to help create an image of strong brands, engaged employees and overall reputation". Une vision globale donc, dans laquelle marketing travaille avec l’équipe en charge des PR, les marques avec le corporate. Avec un rôle prépondérant joué par l’interne, quelque soit les niveaux hiérarchiques.

2e enseignement : impliquer l’interne, de bas en haut

Montrer que GM vis encore et que le groupe ne se résume pas au désert industriel de la banlieue de Détroit...voilà un beau défi qui passe notamment par l’intégration de l’interne et des salariés dans une approche "décentralisée" de la communication : "We have a new blog called the "Faces of GM" that feature employees and their stoires.We have a great workforce and they’re a huge communications opportunity".

Et si cela ne suffit pas, ne pas hésiter à aller plus loin et à former les collaborateurs : "On-line media training is now available inside and we’re continually expanding our message about getting engaged. It still seems to be a bit of a demographic fight...but we’re seeing steadily increasing use of the tools and many of our folks are out there contending our cause."

A cela s’ajoute un élément évidemment décisif : l’appui mais surtout l’implication de la direction : "we’ve gotten huge support from leadership.". En effet, lorsqu’on observe les nombreux invités qui participent aux discussions sur le blog, on voit que le management n’hésite pas à mouiller la chemise : "Fritz is spending several hours a week answering his blog weekly", confirme CP.

3e enseignement : les médias sociaux sont essentiels dans le cadre d’une communication sensible/crise

L’utilité d’être "branchée" n’est plus à démontrer ( voir l’exemple de Ford sur ce sujet) mais le commentaire de Preuss montre que cela dépasse le simple cadre du web : "We ended up using our GME blog to help control and impact the huge media coverage of the Opel sale, where the emotional elements of the story were getting out of control.In fact, the blog became the primary outlet for our communications.". Optimiser sa présence sur les médias sociaux permet ainsi de "garder le cap" dans des contextes médiatiques complexes et de garder la main sur les messages diffusés.

4e enseignement : simplifier les points de rencontre, organiser la présence sur les médias sociaux

A la question d’un internaute s’avouant un peu perdu devant toutes les initiatives de GM, Preuss avoue en effet qu’il s’agit d’un sujet chaud : "This is an on-going discussion and we’re going to work to group things more logically.It’s the big challenge of the social media space right now...there’s a lot of message and it’s expanding by the second." En observant la multiplication des tentatives (plus ou moins réussies) de nos grandes entreprises sur ce terrain, on espère que ce sujet est aussi à l’ordre du jour au sein de quelques directions de communication :-)

5e enseignement : agir sur le long terme et innover en permanence

"All of our top executives are engaged in social media and webchat activities on a regular basis. The challenge is that once you’re "in" you have to follow through...time is an issue.". Une fois que vous y êtes, difficile de faire machine arrière. Pour autant, si 70 % des entreprises aujourd’hui ont "fait quelque chose" sur les réseaux/médias sociaux, peu d’entre elles ont une approche sur le long terme.

Être sur FB, Twitter, FlickR,.. est à la portée de n’importe qui. Y rester nécessite d’avoir une équipe dédiée qui cherchent sans cesse à faire mieux et à créer du contenu différent : " I knew that when I joined Facebook a few years ago it was likely that the trend crowd was already moving to a new location...and when my mom started to chat me up on Facebook...I figured the end was near ! So finding that next space is big...and our Social Media team is always looking for "what’s next."

6e enseignement : impliquer vos clients, même si ils sont mécontents, et chouchouter vos fans

GM multiplie les dispositifs pour permettre à ces clients d’interroger, suggérer, interpeller l’entreprise. Pour ma part, je trouve le site Tell Fritz, permettant de s’adresser directement au top management, simple et efficace. The Lab est une initiative intéressante dans un secteur aussi concurrentiel que l’automobile. Ce type d’outil permet, sinon d’innover, au moins de sentir les nouvelles tendances, de défricher, ... ce qui n’est déjà pas si mal ! Un internaute qui s’identifie lui-même comme un "brand enthousiast", montre bien l’intérêt d’être pour une marque de ne pas oublier ses "militants" : "In regards to enthusiasts sites, I’m the Editor @GMinsidenews.com. GM is starting to work with us, but there is a ways to go yet. I will say that I have noticed a difference with the Communications people since the bankruptcy ; a positive change !". Pour rappel, la page Fan de GM sur Facebook compte plus de 100 000 membres...

7e enseignement : créer une relation spécifique avec la génération Y

Dernière idée, liée à la précédente : la génération Y est un élément clé du business de demain : "The 18-30-year-olds are the key to our future.When you look at opportunities such as the Chevy Volt, you’ll see us increasingly targeting youth through that program...among many others. I think we have a much cleaner sheet to work with there....more reasons we need to expand our Social media programs.". On rentre ici sur un terrain spécifique, qui réclame une approche ciblée, pragmatique, car la Génération Y, en soi, ne représente pas grand chose.

Tout n’est pas résumé mais les éléments présentés ci-dessus sont déjà une bonne base, non ?

http://www.pr2peer.net/2009/09/7-enseignements-sur-le-community-management-par-chris-preuss-directeur-de-communication-de-general-m.html

14 Parfois vous avez besoin d’un community manager. Parfois un simple manager suffit.

Dans la série des grandes questions fondamentales (et à la mode) : qui faut-il pour animer une communauté ? C’est, si l’on écoute beaucoup d’entreprises, la question dont la réponse conditionne la réussite de leurs projets “entreprise 2.0″. Si courte soit elle, cette question comporte deux points fondamentaux sur lesquels il est aisé de se fourvoyer en cédant à la facilité, en écoutant les sirènes de la mode ou ceux qui vous disent qu’il suffit de sauter dans le train alors qu’il faut préparer les choses méticuleusement en amont.

Tout d’abord on parler d’animer. Le terme dit bien ce qu’il veut dire : donner de la vie à quelque chose qui n’en a pas. Et à la question “pourquoi ça ne vit pas”, il n’y a malheureusement qu’une réponse dans 90% des cas : les membres ne sont pas intéressés, ils n’y ont aucun intérêt, ça n’a pas de sens pour eux. L’objectif de l’animation est donc d’essayer de faire comprendre que c’est important pour tout le monde (entreprise et membres) et/ou d’injecter de l’oxygène dans le bocal en espérant qu’un poisson ou deux se mettent à danser. À défaut de cela il suffit de changer les membres pour aller chercher ceux que ça intéresse, ce qui présente plusieurs difficultés : l’entreprise veut souvent mobiliser un groupe qu’elle a identifié plutôt que ceux qui voudraient participer volontairement si l’occasion leur était donnée, il faudrait donc aller chercher une communauté qui ne respecte pas l’organigramme voire, pire, lorsque le sujet et l’objectif le permettent, des gens hors de l’entreprise. Conceptuellement impossible.

Ensuite on parle de communautés. La communauté est un endroit d’échange de pratiques et d’information, à ne pas confondre avec le groupe de travail ou l’équipe qui est une entité opérationnelle. Une entité humaine peut relever des deux à la fois, mais le plus souvent dans le monde de l’entreprise c’est l’un ou l’autre. Le groupe sait ce qu’il a à faire, c’est justement pour cela qu’il a été créé. Son objectif est sa raison d’être. La communauté échange pour apprendre, le groupe pour exécuter, même si cela comporte une dimension apprentissage forte qui opère en toile de fond. Et le groupe est sous la responsabilité d’un chef d’équipe ou manager qui est garant de l’atteinte des objectifs. La communauté peut être prise en main par un externe qui a des talents d’animateur ou de communicant, le groupe ne réagit qu’à la légitimité hiérarchique (même si la dimension expertise joue également en tache de fond).

Voyez vous là où je veux en venir ?

Concrètement il faut distinguer entre manager (aider à obtenir des résultats, avoir une vision d’ensemble, favoriser les interactions entre les membres, faciliter les échanges pour avancer et trouver des solutions) et animer (faire en sorte qu’une activité naisse). Il faut également distinguer les communautés (”innover tous ensemble”, “inventer ensemble notre politique développement durable) et les groupes (gérer le projet X, formaliser et mettre en œuvre le projet développement durable, transformer une idée en produit fini). On notera d’ailleurs que le travail d’une communauté sert idéalement à alimenter un groupe (d’ailleurs, sinon, cela ne sert à rien).

Bien sûr il ne vient à l’esprit de personne d’animer une “vraie” communauté comme une équipe projet ou un service. Par contre l’inverse...

C’est en effet quand on anime une équipe comme un groupe d’inconnus qu’on essaie de mobiliser sur un sujet qui n’est pas le leur que tout se complique, et que se manifestent les syndromes connus du “c’est n’importe quoi”, “ça sert à rien”, “c’est nul”, “ça ne marche pas”.

C’est logique : la communauté, malgré les talents de l’animateur, a besoin de l’envie de ses participants. L’animateur, stimule, essaie de mettre de la vie, mais si personne ne suit et qu’on ne peut en changer la composition, il n’arrivera à rien. Le groupe repose sur l’obligation professionnelle d’atteindre un objectif, que cela plaise à l’employé ou non. Vous l’avez compris, si l’un s’anime, l’autre se manage et ce qui fera que chacun fonctionne n’est encore une fois pas une question d’outil mais une question purement humaine.

Avez-vous déjà envisagé de demander à un stagiaire (voire à un salarié à plein temps) de rentrer des noms et des chiffres au hasard dans un ERP ou un CRM, de demander à vos employés d’utiliser ces données quand ils le veulent bien, et de voir ce que cela donne au final ? Bien sûr que non car il est évident que cela ne donne rien, est une perte de temps. Cela relèverait à vouloir mettre des données dans le système indépendamment de ce à quoi sert le système. Et pourtant c’est des choses qui peuvent se voir en termes de médias sociaux. Certainement parce que la relation des “interactions sociales” à la finalité productive de toute entreprise n’est pas encore rentrée dans les moeurs.

La cause du problème est connue : on oublie totalement le but qui a entraîné le projet “outil” pour faire de ce projet sa propre finalité. L’outil doit être rempli indépendamment de la valeur générée par le contenu. Et l’on devine ou cela mène. A rien. Ou plutôt à des réveils gueules de bois qui feront jeter, une fois de plus, un beau bébé avec l’eau du bain.

Vos équipes de travail n’ont pas besoin d’oxygène dans le bocal, d’un monsieur loyal ou d’un comique troupier. Elles ont simplement besoin que leur manager fasse son job de manager. Le community manager a un rôle essentielle a jouer, mais dans un contexte totalement différent. Croiser l’un avec l’autre ne conduit à rien.

Mettre du community management partout pour éviter de poser la question du management est le meilleur moyen d’éviter d’améliorer quoi que ce soit, voire de faire empirer les choses.

http://www.duperrin.com/2009/09/22/parfois-vous-avez-besoin-dun-community-manager-parfois-un-simple-manager-suffit/#more-2371