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Table des matières
veille novembre 2005
1 L’offre explose, le contenu implose (Edito CB News du 17/10)
« The times they are a-changin’ » chantait Bob Dylan dans les années 60. Si le chantre de la Beat Generation parlait surtout de changements politico-sociologiques, on pourrait reprendre la même expression aujourd’hui pour qualifier ce qui est en train de se passer dans l’univers de la communication et des médias.
Nous basculons dans un autre monde où les modèles et les schémas traditionnels ne fonctionnent plus. Les nouvelles technologies s’immiscent brutalement dans notre quotidien sans que nous en soyons vraiment étonnés. Et pourtant, c’est à une véritable révolution copernicienne que nous assistons depuis cinq ou six ans. Internet, les jeux vidéo, l’explosion de l’offre câble et satellite et, aujourd’hui, l’émergence du média téléphone ont totalement transformé notre façon de concevoir l’information, la communication et la publicité. Elles ont également transformé l’attitude des annonceurs qui, devant cette explosion de l’offre média, remettent en cause leur stratégie. On sent bien qu’il y a hésitation, flottement, questionnement. Danone en est un exemple parfait qui, une année, va surinvestir en radio avant de replonger massivement en télé... avant finalement de couper ses dépenses plurimédias de façon spectaculaire.
Les médias traditionnels sont confrontés à une problématique compliquée. Il leur faut en permanence conquérir un public plus jeune pour assurer leur pérennité, tout en investissant sur les nouvelles technologies. Le tout dans un marché des dépenses publicitaires qui continue de stagner, voire de régresser. D’où l’obligation qui leur est faite soit de trouver de nouveaux centres de profit, soit de créer sans arrêt des produits innovants. C’est ce que font les afficheurs, qui privilégient désormais la souplesse créative à l’extension des réseaux. C’est ce que fait la presse mag en montant des opérations directement avec les annonceurs (PlayStation).
Les annonceurs sont très demandeurs de ce genre de coups. Eux-mêmes n’hésitent pas à monter des opérations médias innovantes, comme Lancôme avec son co-co-co-branding. Parenthèse : la majorité de ces opés spéciales ne passent pas par les agences de pub classiques. Tout au plus sont-elles montées avec des agences médias. Les agences de pub devraient sérieusement s’inquiéter de cette tendance et se poser de douloureuses questions...
Une évidence s’impose : c’est par l’innovation de l’offre que les médias maintiendront leur part de marché. Et c’est bien sûr aussi par la qualité éditoriale et la différence. Car c’est bien beau de proposer 150 chaînes de télé, des milliers de liens sponsorisés et de la vidéo sur le mobile, encore faut-il se préoccuper sérieusement du contenu et de son originalité. Ce qui n’est pas vraiment le cas en ce moment.
2 synthèse dossier « Presse et MD » de la newsletter APPM
La presse mag a maintenant les outils techniques pour anticiper les besoins du marketing one to one et stimuler le marketing interactif :l’ensemble de la chaîne graphique,permet d’adresser un message individualisé à une cible et demain à un individu ; les éditeurs maîtrisent les splits run, les postes d’encarts adressés, les nouvelles techniques d’ink jet, les personnalisations de la couverture ou de pages intérieures. Il est déjà possible de travailler sur l’individualisation de la couverture et de certains cahiers et ce travail peut être généralisé. Ce travail technique va de paire avec des outils d’étude sophistiqués sur les bases de données d’abonnés et l’avance significative du suivi des ventes dans le réseau de distribution de la presse. Les bases d’abonnés sont scrutées, analysées, structurées pour utiliser tous les résultats du data mining. Les praticiens du marketing interactif savent l’importance de la crédibilité du support pour créer un univers de confiance entre l’individu et le message pour que sa réactivité, sa mise en action, son interactivité ne soient pas perçues comme une technique marketing.
Les huit facteurs clés de succès du marketing direct en presse :
Emap Media s’est attaché à mettre en avant les avantages de la presse magazine pour générer une « réponse directe ».
elle permet de toucher une cible large et ciblée
la cible est en affinité avec le contenu du magazine
l’annonce peut être adaptée au contexte
c’est un média qui implique une relation privilégiée entre le lecteur et le support. On a fait l’effort de payer pour l’acquérir, de le lire pour le « consommer », ce qui crée une relation de confiance
il peut véhiculer des messages plus complexes grâce au contenu éditorial
il est possible de réaliser de belles créations (qualité d’impression)
plusieurs annonces/offres peuvent être testées séparément (split run)
les canaux de communication clairement écrits sur l’annonce n’entraînent pas de problème de mémorisation.
3 neo05 relooke liberation.fr (Newsletter CB News du 18/10)
Le quotidien Libération a lancé ce lundi une nouvelle mouture de son site internet, la quatrième, avec la volonté de faire de Libération "le premier quotidien français véritablement bi-médias", indique un communiqué. Signé neo05, le nouveau liberation.fr se caractérise par "une maquette et une ergonomie rénovées, des fonctionnalités nouvelles pour donner une profondeur plus grande aux informations de la journée, l’enrichissement des contenus photo, audio et vidéo, le développement des éléments d’interactivité (blogs, forums et chats), et la mobilisation de l’ensemble de la rédaction du quotidien pour assurer sur le site une actualité renouvelée en permanence", explique le communiqué.
4 Multiplication des doubles formats en presse féminine (Newsletter CB News du 18/10)
Le mensuel Bien dans ma vie édité par le groupe Axel Springer adopte le grand format et revoit sa maquette pour son numéro de novembre. Lancé en petit format en 2002, le magazine féminin affiche une diffusion France payée de 217 958 ex. A signaler que le mensuel féminin Biba édité par Emap France a également adopté le double format en avril dernier, en se déclinant en format poche.
5 Jean Rousseau : “Les clients recrutés en presse sont de meilleure qualité.” (lettre de l’APPM)
Pour l’affirmer,le directeur de Carat Direct s’appuie sur les observations de quelque 800 clients,avec désormais le recul nécessaire.
Magazines :La presse magazine est-elle utile aux opérations de MD ?
Jean-Rousseau :Oui,historiquement au niveau des grands médias,la presse magazine a toujours tiré le recrutement des clients.Ensuite est apparue la télévision et des tests,plus ou moins réussis,ont été menés en radio.Depuis maintenant un an et demi,c’est un peu différent avec l’arrivée d’Internet,avec des jeux de bascule sur certains clients,notamment ceux qui travaillent sur une clientèle jeune (18-25 ans) car le Net offre de bons rendements et permet de recruter à meilleur marché.
Doit-on prédire la fin du offline ?
Pas du tout,la presse restera toujours un vecteur de recrutement important,car maintenant que nous disposons du recul suffisant pour analyser les effets des campagnes sur nos 800 clients,nous nous apercevons que les clients recrutés sur Internet n’ont pas la même qualité que ceux recrutés par la presse.Ces derniers sont de très bons clients :ils ont une prise moyenne largement supérieure aux clients recrutés par les autres médias et ils vont racheter. En matière de qualité du recrutement,Internet n’arrive qu’en troisième position derrière la télévision.Sur le Net,on est davantage en recherche de la bonne affaire et donc moins fidèle. Même si la presse est parfois plus chère,elle est rentable.Nos clients nous disent aussi que la presse leur permet d’exister et nous avons des exemples d’entreprises qui,ayant désinvesti en presse pour mettre plus de moyens sur des call-center en sont revenus,en notant une diminution de leurs clients.Donc même si Internet se développe,il y aura toujours un équilibre à respecter entre offline et online ;l’idéal étant un jeu de renvoi de l’un vers l’autre.
6 Création de l’Association pour la promotion de la presse magazine gratuite d’information (Stratégies du 18/10/2005)
Les gratuits A nous Paris, Femmes en Ville, Journal du Golf et Sport annoncent la création de l’Association pour la promotion de la presse magazine gratuite d’information (APPMGI). Francis Jaluzot (ex-20 Minute, fondateur de Sports Médias et Stratégies, éditeur du magazine Sport) la préside. La première action de l’APPMGI sera d’adhérer à Audipresse et de demander l’entrée de la presse gratuite d’information dans l’étude AEPM débutant en janvier 2006.
7 Le "Wall Street Journal" réduit son format et accroît son offre Internet (Le Monde du 17/10/2005)
Le quotidien américain Wall Street Journal , édité par le groupe Dow Jones, fait peau neuve. Ses éditions asiatiques et européennes se présentent, depuis lundi 17 octobre, dans un nouveau format, le tabloïd. Les éditeurs préfèrent le terme de compact, le tabloïd ayant parfois une connotation négative. En pratique, le journal a tout simplement plié en deux son grand format historique.
Une large campagne de promotion de quelque 10 millions de dollars (8,27 millions d’euros) accompagne ce changement, signé du designer Mario Garcia. Le petit format est une tendance lourde dans la presse mondiale. Il a déjà séduit nombre de quotidiens généralistes de qualité, en Grande-Bretagne, en Allemagne ou en France. Outre-Atlantique le New York Times réfléchit lui aussi à son format.
Soumis à la concurrence mondiale du Financial Times , le Wall Street Journal doit se transformer sans perdre son image de référence. "En associant nouveau contenu, nouveau format papier et édition en ligne, nous proposons à nos lecteurs une offre quotidienne d’information économique et financière mondiale plus pratique et plus usuelle" , souligne Pénélope Muse Abernathy, vice-présidente du Wall Street Journal chargée de l’international et du développement. Des onglets dans les articles renvoient au site Internet qui traite de l’information en temps réel avec de nombreuses alertes mails envoyées à ses abonnés. Signe des temps : la nouvelle bannière de "Une" ajoute le logo WSJ. com en arrière-plan de la marque Wall Street Journal . Créé en 1995, le site wsj.com compte 744 000 abonnés payants en 2005.
Le WSJ a modifié ses rubriques avec plus de pages thématiques, plus de chiffres clés. Spécificité du WSJ , les articles de fond sont maintenus, insiste Raju Narisetti, directeur de la rédaction du Wall Street Journal Europe .
Créé en 1983, le Wall Street Journal Europe totalise une diffusion payée de 86 156 exemplaires, dont 64 % de cadres supérieurs et dirigeants. L’édition européenne demeure basée à Bruxelles, sous la houlette de M. Narisetti.
ATTIRER PLUS D’ANNONCEURS
Rebaptisée Wall Street Journal Asia le 17 octobre, l’Asian Wall Street Jour nal continuera à être publié depuis Hong Kong. Créée en 1976, l’édition asiatique affiche une diffusion payée de 80 883 exemplaires, dont 72 % de lecteurs cadres supérieurs. Lancé en 1889, le WSJ affiche aujourd’hui une diffusion payée de 1,8 million d’exemplaires aux Etats-Unis. En ajoutant les abonnés en ligne, la diffusion payée totale de toutes les éditions du Wall Street dans le monde atteint 2,7 millions d’exemplaires. L’éditeur cible plus que jamais les cadres supérieurs et espère attirer plus d’annonceurs.
Avec ce nouveau format, le groupe Dow Jones espère surtout réaliser des économies : 5 millions de dollars dès 2005, et environ 17 millions de dollars à partir de 2006, précisait le groupe en mai.
Par ailleurs, Dow Jones a annoncé, le 11 octobre, sa volonté de réduire le format du WSJ américain en 2007, afin, là aussi, de générer des économies. L’édition américaine avait changé sa maquette en 2002. Le format restera inchangé en hauteur mais plus étroit, avec une colonne de moins, et sera voisin de celui de USA Today ou du Washington Post . Ce changement aura d’abord un coût, de 43 millions de dollars, puis générera des économies, d’environ 18 millions de dollars par an.
8 Raju Narisetti, du « Wall Street Journal Europe », présente la nouvelle formule du quotidien : « Renforcer les liens papier-Internet »
Il y a un mois, le Wall Street Journal lançait une édition du week-end aux Etats-Unis. Cette fois, ce sont les éditions asiatiques et européennes (167 000 exemplaires par jour) qui lancent une offensive. Plus de vingt ans après leur apparition, elles adoptent aujourd’hui un format tabloïd (le même que Libération). Après avoir séduit nombre de quotidiens généralistes de qualité, cette taille compacte fait donc son entrée dans le monde de la presse économique et financière. Entretien avec Raju Narisetti, 38 ans, directeur de la rédaction du Wall Street Journal Europe.
Pourquoi ce changement de format ?
Aujourd’hui, les lecteurs veulent de l’information en continu et en tout lieu. Nous les avons entendus. Nous avons décidé d’offrir une sorte de package : d’une part un journal compact, transportable, en adéquation avec les besoins de lecteurs pressés, d’autre part notre édition Internet. Les deux fonctionnant la main dans la main. L’idée est d’inciter les lecteurs de la version papier à se rendre sur le Web, en renforçant les liens entre papier et Internet. Cette synergie est d’autant plus envisageable que nous sommes très bien implantés sur le Net avec 744 000 abonnés payants. Notre version en ligne offre une très grande richesse d’informations : nous publions en moyenne quelque 1 000 articles par jour. Et tout un background : graphiques interactifs, interventions d’experts de l’industrie, interviews en intégrale de grands patrons, commentaires exclusifs...
La version papier ne risque-t-elle pas d’être appauvrie ?
Pas du tout. Certains articles seront plus concis, mais il n’est pas question de renoncer aux longs papiers. Un format compact ne signifie pas moins d’informations et de moindre qualité. Et cela n’empêche pas les longs articles sur une double page. Nous publierons davantage de pages thématiques et de sujets régionaux. Au total, le journal fera 36 pages. Ou davantage. Cela dépendra de l’actualité et de la publicité.
Vous ne craignez pas que ce format tabloïd n’écorne votre image de journal de référence ?
Il y a quelques années, ce format était synonyme de journal populaire. Ce n’est plus le cas, et particulièrement en Europe où des journaux dits de qualité l’ont adopté. Comme Libération et la Tribune en France. Tout récemment, le Figaro a aussi réduit sa taille. Mario Garcia, le designer qui signe ces nouvelles éditions du Wall Street Journal, estime que d’ici la fin de l’année 40 % des journaux de la planète seront passés à ce format compact.
Espérez-vous gagner de nouveaux lecteurs ?
Nous ne cherchons pas un lectorat de masse, mais à renforcer notre leadership sur notre cible, au demeurant très spécifique puisque 70 % de nos lecteurs occupent des postes à haute responsabilité. 64 % d’entre eux sont ce que l’on appelle des senior managers, contre 59 % pour le Financial Times et 54 % pour l’International Herald Tribune. Autrement dit, nous visons davantage la qualité que la quantité.
Et gagner de la pub ?
Les annonceurs pourront effectivement jongler plus facilement entre la version papier et la version web. J’ajoute que, concernant la version papier, il y aura davantage de possibilités de pubs en couleur. Nous ouvrons aussi la première page aux annonceurs.
Ne s’agit-il pas aussi de faire des économies de production ?
Ce n’est pas ce qui a motivé notre décision. Mais il est exact que cela va nous permettre de faire des économies.
L’édition américaine va-t-elle, elle aussi, passer au tabloïd ?
L’édition américaine est très grande. En 2007, elle sera réduite dans sa largeur, pour adopter un format équivalent à celui d’USA Today. Mais pour l’instant il n’est pas question d’un passage au tabloïd. Comme vous le savez, si en Europe le Journal s’adresse à un lectorat très ciblé de décideurs, aux Etats-Unis son lectorat est plus large et sa taille, ou plutôt sa pagination, ne se prête pas à ce type de format.
9 L’art de l’entreprise globale - Communication interne : faire passer le bon message (Les Echos du 18/10/2005)
Pour l’entreprise mondiale, une bonne communication interne est stratégique. Mais l’absence d’une politique formelle et le décalage entre les attentes des salariés et celles de la direction font douter de l’efficacité des entreprises dans ce domaine.
Pour les entreprises confrontées à l’intensification de la concurrence et à l’accélération du changement, la communication interne apparaît de plus en plus comme un outil efficace pour améliorer l’efficience de l’organisation et stimuler la motivation, l’enthousiasme et la capacité d’innovation des salariés. Dans le même temps, la qualité de la communication d’entreprise est souvent très discutable. Dans les enquêtes d’attitudes réalisées auprès des salariés, la communication est régulièrement citée parmi les principaux sujets de mécontentement. Les managers, de leur côté, avouent se heurter à des difficultés dans ce domaine.
Les problèmes de communication se posent de façon particulièrement aiguë au sein de l’entreprise globale. Aujourd’hui, les entreprises emploient de plus en plus de salariés à l’étranger, et le recours à l’externalisation ainsi que l’émergence de l’« organisation virtuelle » entraînent un émiettement et une dispersion des effectifs : la mise en oeuvre d’une stratégie optimale de communication interne revêt donc une importance accrue.
Ciblage de la communication
Les réponses apportées par les grandes entreprises à ce problème s’articulent autour de deux approches complémentaires de la communication. La première est centrée sur l’entreprise, autrement dit sur l’orientation générale de l’organisation, ses buts et ses objectifs. La communication à forte visibilité sur le changement culturel, et notamment sur tous les aspects touchant à la vision stratégique de l’entreprise, appartient à cette catégorie, tout comme les activités de communication concernant des évolutions organisationnelles plus prosaïques. Son but est de changer l’attitude des salariés, et de stimuler leur loyauté et leur attachement à l’organisation.
La seconde approche est centrée sur les tâches : il s’agit de diffuser des informations sur des questions particulières relatives au travail. Elle donne lieu à une communication centrée sur les conditions d’exécution d’une tâche ou d’une fonction particulière, mais donne aussi la parole aux salariés sur les moyens d’améliorer les méthodes et les conditions de travail. Aux termes de cette approche, les objectifs managériaux sont beaucoup plus explicitement liés à l’amélioration de l’efficience et de l’efficacité des services ou des processus de production.
L’« approche entreprise » de la communication est une communication de type hiérarchique, qui recouvre principalement la diffusion aux salariés d’informations concernant par exemple les performances de l’entreprise et les décisions stratégiques. Les méthodes traditionnelles telles que les panneaux d’affichage, les réunions d’information et les bulletins internes restent très largement utilisées, mais de nombreux outils nouveaux font leur apparition pour faciliter la communication avec des salariés très dispersés géographiquement au sein des entreprises mondialisées. Parallèlement à la vidéo et à la messagerie électronique, les organisations expérimentent ainsi des mécanismes tels que les intranets - réseaux privés d’entreprise - et la télévision d’entreprise.
L’« approche métier », quant à elle, met l’accent principalement sur des méthodes de communication ascendantes, qui ont pour but de permettre aux salariés d’exprimer leur point de vue et de faire des suggestions sur tout ce qui touche à leur travail. Parmi les mécanismes les plus connus, citons les cercles de qualité ou les « task forces », qui se sont imposés comme une composante essentielle des techniques de production au plus juste (« lean production ») des constructeurs automobiles japonais.
Quelles stratégies ?
Bien qu’utile, cette classification de la communication en deux catégories, l’approche entreprise et l’approche métier, masque un certain nombre de questions plus complexes auxquelles les entreprises doivent faire face pour utiliser au mieux leur communication. L’analyse des moyens mis en oeuvre par les entreprises confrontées à ces problèmes montre qu’elles rencontrent encore de grandes difficultés dans leur communication interne.
La première question qui se pose aux entreprises concerne l’articulation des différentes techniques de communication employées et, plus particulièrement, leur degré d’intégration dans une stratégie cohérente. La plupart des entreprises font appel à un ensemble de techniques qui relèvent pour certaines de l’approche entreprise et pour d’autres de l’approche métier. Mais il n’est pas certain qu’elles aient véritablement analysé les interactions entre ces deux types de communication.
La seconde question porte sur les moyens de communiquer le plus efficacement possible avec des salariés employés dans les filiales de différents pays. L’absence de politique formelle ou d’approche stratégique de la communication constatée dans nombre d’entreprises conduit à douter de leur efficacité dans ce domaine. La communication transfrontalière est notoirement difficile, étant donné les différences de cultures, de valeurs et de croyances des salariés.
Dans ce contexte les entreprises sont confrontées à trois grandes options. Elles peuvent adopter un style de communication fondé sur les pratiques du pays d’origine. Cette approche ethnocentrique signifie par exemple que partout où des filiales japonaises sont implantées, ce sont des méthodes de communication japonaises qui prévalent, notamment les cercles de qualité, les invitations à suggestions et les comités d’entreprise.
Les entreprises peuvent aussi opter pour une démarche polycentrique, c’est-à-dire faire appel à des techniques de communication variées en fonction du lieu d’implantation de leurs filiales.
Enfin, l’entreprise peut adopter une approche hybride, sans se limiter aux pratiques d’un pays donné. Cette communication de type géocentrique a pour effet d’intégrer les meilleures pratiques d’un certain nombre de pays pour les fondre dans un style de communication propre à l’entreprise mondiale.
Notre enquête auprès du personnel d’une multinationale a montré que 86 % des salariés considéraient comme très importante l’information touchant à des changements au sein de leur équipe, contre 21 % seulement pour l’information relative aux performances financières de l’entreprise. Près de 40 % de ces salariés jugeaient très utiles les entretiens en tête à tête avec leur supérieur hiérarchique ; ils étaient moins de 5 %, en revanche, à accorder la même importance à la télévision d’entreprise. Il y a beaucoup de « bruit » dans les organisations, et la tentation est grande de réduire la communication à la simple diffusion d’informations. Une communication efficace implique que les salariés comprennent réellement le sens de l’information qui leur est fournie et qu’ils se sentent concernés.
10 La presse n’est pas la télé (Alexandre Menuel dans Stratégies du 20/10)
Le dernier opus de la lettre de l’APPM (Association pour la promotion de la presse magazine, septembre 2005), avec son dossier sur la presse à centre d’intérêt, a dû faire sourire les dirigeants de chaînes de télévision, et tout particulièrement Patrick Le Lay [PDG de TF1]. On y défend l’extraordinaire puissance de la presse à centre d’intérêt (puissance quasi télévisuelle, nous dit-on) et ce malgré l’incurable segmentation de son public. On y loue la belle connivence avec les annonceurs, mesurée à l’aune du nombre de citations de marques (chiffres à l’appui !). On y explique, en connaisseur de la chose TV, la qualité du « temps de cerveau disponible » que la presse offre à la publicité.
Ajoutez à cet épatant tableau l’argument massue développé par le désormais célèbre Christophe Lambert [président de Publicis Conseil] : « Un publicitaire qui ne s’intéresserait pas à la presse magazine aurait du souci à se faire, car cette presse est le média qui a la plus grosse part de marché ! » Nous voilà donc rassurés sur l’avenir et l’efficacité de ce beau média presse. Bizarrement, cela ne me rassure pas du tout que les dirigeants de la presse française comparent de façon sempiternelle la presse (et sa puissance supposée) à l’omnipotente télévision. N’en déplaise à l’APPM, la presse est un média de journaliste et non de publicitaire, c’est bien cela qui crée son lien d’affinité avec ses lecteurs. Voyez donc les succès de Marianne ou de Courrier international, par exemple. A fortiori la tourmente subie par Le Monde lors de la publication du livre La Face cachée du Monde montre bien combien est fragile le lien de confiance entre le lectorat et son journal. Je comprends que les publicitaires « commercialisent » ce lien d’affinité, c’est même un devoir ; mais que les acteurs de la presse française ne confondent pas tout et préservent cet extraordinaire lien de confiance avec leur lecteur au lieu de s’évertuer, comme ils le font dans la dernière lettre de l’APPM, à vendre la presse comme un paquet de lessive télévisuel. Si les publicitaires peuvent encore se servir de la presse pour créer, innover, expliquer, vendre avec de bonnes idées (ce que met en exergue également Christophe Lambert dans son interview), c’est aussi parce que les bonnes idées se plaisent plus dans des environnements de presse qu’entre deux barres d’immeubles ou deux pubs de lessive et une Star Ac. À chaque média ses qualités, à chaque campagne son mix média, et chacun chez soi.Et qu’on ne se méprenne pas sur mon propos, personne n’est dupe (les lecteurs encore moins que les autres). Il existera toujours des « coups de pouce » rédactionnels, mais le média presse n’est pas réductible à un puissant catalogue de marque, pour le plus grand bonheur des annonceurs. Le vendre comme tel est réducteur mais surtout dangereux à terme. C’est à nous, acteurs de la presse, publicitaires journalistes, acheteurs d’espace, commerciaux ou lecteurs, de faire de la pédagogie auprès des annonceurs car qui d’autre que nous le fera ?
Patrick Le Lay ? Pas sûr...
11 Innovations sur la planète PQR (Muriel Signouret dans Stratégies du 20/10)
Changements de formule, formats modernisés, expériences éditoriales... Les quotidiens régionaux explorent de nouvelles voies. A l’instar de Planète Amiens qui, avec un prix cassé et des sujets magazine, bouscule les idées reçues.
Erosion de la diffusion, vieillissement du lectorat, concurrence des journaux gratuits , annonceurs de la grande distribution, prochainement autorisés à faire de la publicité TV... les difficultés de la presse quotidienne régionale sont connues. Ce que l’on sait moins, c’est qu’elle cherche aujourd’hui à innover en abandonnant ses vieux réflexes immobilistes. Prenez une ville moyenne comme Amiens (Somme). Depuis le 19 septembre, un nouveau quotidien tout en couleurs, Planète Amiens, cherche à séduire les foyers actifs du centre de cette commune de quelque 140 000 habitants. Après plusieurs mois de réflexion et de tâtonnements, sous la houlette de Robert Fiess, ancien rédacteur en chef de Geo, et Eric Villemin, issu de la presse économique et d’Internet, ce nouveau journal, édition locale de L’Union-L’Ardennais (groupe France Antilles), apporte une indéniable touche de modernité dans le paysage local. Sa maquette a été conçue par Nata Rampazzo, l’une des pointures du secteur en France. « Nous sommes un laboratoire du groupe France Antilles, et nous nous revendiquons comme tel », explique Julien Bouillé, rédacteur en chef trentenaire de Planète Amiens, qui anime une équipe de neuf jeunes journalistes.
Les Amiénois ont donc le choix entre Le Courrier picard édité par une société coopérative ouvrière de production (Scop), et les vingt-quatre pages en quadrichomime format tabloïd de Planète Amiens, journal vendu 0,40 euro. Soit moitié moins que son concurrent (et que la moyenne des quotidiens régionaux). Mais les responsables de Planète Amiens refusent d’être taxés de concurrence déloyale. « Nous ne marchons pas sur les plates-bandes du Courrier picard », se défend Julien Bouillé. « Nous nous adressons aux gens qui ne lisent pas de journaux, et plus particulièrement aux 20-40 ans actifs, urbains et adeptes de la télévision et du Web. L’objectif est clairement de rajeunir le lectorat de la PQR ». Fini les soirées loto suivies par le retraité-correspondant local, place aux « speed-datings » et autres lieux de drague dénichés par des pigistes tout juste sortis de l’école.
Une formule city magazine
Dans sa formule actuelle, Planète Amiens s’apparente plus à un city magazine bon marché qu’à un quotidien régional traditionnel en faisant, notamment, la part belle aux sujets magazine traités sous l’angle local. A la une des premiers numéros : les célibataires, un dossier emploi...
« Nous avons clairement identifié les attentes de nos lecteurs. Ils souhaitent des informations pratiques liées à leurs préoccupations quotidiennes plutôt qu’un journal institutionnel », explique Frédéric Aurand. Par ce parti pris éditorial, inspiré d’une expérience fructueuse observée à Cologne, le groupe espère aussi reconquérir les centres-villes, zone de désaffection généralisée de la PQR et prise d’assaut par les gratuits. Pour tisser des liens avec les lecteurs, les journalistes s’appuient sur le site Internet du journal. Appel à témoin, blog de la rédaction... les informations ainsi récoltées sont ensuite publiées dans l’édition papier.
Est-ce que cela marche ? « Il est trop tôt pour le dire. Nous avons conscience que la formule n’est pas encore aboutie. Nous sommes peut-être un peu trop CSP+ pour une ville ouvrière. Mais nous avons confiance... et du temps », répond Julien Bouillé.
Avec ce laboratoire, France Antilles pousse en tout cas la réflexion sur le renouveau éditorial de la presse quotidienne régionale. Il était temps. La crise que connaît cette presse sévit depuis une quinzaine d’années. Selon une étude d’Eurostaf, la diffusion payée de l’ensemble de la PQR a baissé de plus de 10,5% depuis 1990.
Une concurrence multisupport
« On assiste clairement à une accélération de ce renouvellement, affirme le directeur général du Syndicat de la presse quotidienne régionale, Bruno Hocquart de Turtot. Les quotidiens régionaux ne sont plus monopolistiques sur le média papier et doivent faire face à une concurrence multisupport provenant des radios, des télévisions locales et d’Internet. » Ce qui explique sans doute pourquoi de nombreux quotidiens s’appuient dur le Web pour se moderniser. Sur le même modèle, Nice Matin a lancé une nouvelle formule le 8 octobre. « Nous allons renforcer notre sure dès 2006 en proposant une véritable offre éditoriale, comprenant notamment un contenu complémentaire des pages sports afin que les jeunes naviguent plus facilement entre la version papier et Internet », annonce Michel Comboul, président du quotidien niçois. Le journal a adopté une formule « plus organisée, voire rangée » en attendant de passer au format tabloïd en 2008-2009 et surtout mieux cerner le « lecteur moderne ». son portait type ? « un lecteur pressé, urbain, plus jeune et dont on ne sait pas encore clairement s’il souhaite une information identitaire ou plus transversale », répond Michel Comboul.
12 Les magazines gratuits intègrent la mesure d’audience AEPM (CB Newsletter du 21/10)
Les magazines gratuits d’information pourront intégrer l’étude d’audience AEPM- à partir de janvier 2006, ainsi que les magazines payants ayant une diffusion France payée supérieure à 80 000 ex. ou une audience supérieure à 400 000 lecteurs. C’est la décision majeure prise le 19 octobre dernier par le conseil de gérance de la société Audipresse, qui a également revu la méthodologie et le périmètre de l’échantillon pour l’étude d’audience de référence en presse magazine.
13 Figaro nouvelle formule : +15% de ventes en quinze jours (CB Newsletter du 21/10)
Le Figaro, dont la nouvelle formule a été lancée le 3 octobre, a enregistré en quinze jours, une hausse de 15% en moyenne de ses ventes au numéro. L’impact du lancement pour la 1ère semaine est de +25%, avec une progression de 11% pour la journée du samedi 8 octobre, jour de lancement du nouveau Figaro Magazine.
14 Contenus intranet : quelles chaînes de validation ? (Le Journal du Net, 21/10)
L’apparition des communautés de pratiques change la donne en matière de validation des contenus d’intranet. La relation de confiance entre lecteurs et contributeurs devient prépondérante. La publication de contenus dans un intranet - facilitée par l’émergence des outils de gestion de contenu -, peut nécessiter la mise en place de procédures de validation spécifiques.
Ces dernières pourront notamment être établies en fonction de la nature même de l’information publiée, selon qu’elle soit considérée comme stratégique ou sensible pour l’entreprise.
Ainsi, les informations jugées critiques aux yeux de la direction générale, comme celles relatives aux communiqués financiers, ou aux ressources humaines, nécessiteront de facto une validation auprès de la direction de la communication, voire de la direction générale elle-même.
"Quatre formes de validation sont identifiables : la validation par un responsable hiérarchique, la validation par un expert -présenté comme légitime sur les contenus abordés-, la validation par un responsable de la communication, ou bien encore, une validation effectuée par le contributeur lui-même, faisant du coup apparaître l’absence de chaîne de validation à proprement parler", signale Jean-Michel Monin, directeur général de Knowings, éditeur de solutions dans le domaine de la veille et de la gestion de contenu.
La validation d’un contenu par un responsable hiérarchique, même si elle peut sans doute être considérée comme la forme la plus traditionnelle de validation, dépassant ainsi le cadre stricto sensu de l’intranet, semble toutefois être aujourd’hui remise en cause.
"Le mode de validation hiérarchique tend à devenir caduque et dépassé. L’apparition et le développement des communautés de pratiques changent la nature de l’information, dans la mesure où la relation de confiance mutuelle entre lecteur et contributeur existe, ce dernier étant considéré comme légitime à publier du contenu, l’information ne nécessitant dès lors plus de validation", constate Jean-Michel Monin.
Mais la décision de mettre en place un circuit de validation n’est pas uniquement du à la nature de l’information, mais aussi aux caractéristiques intrinsèques de l’organisation, telles que son appartenance à un secteur d’activité, ou encore à sa taille.
"Les étapes de validation d’un contenu sont avant tout liées à la culture de l’entreprise, qui, selon son degré de maturité, peut généraliser les processus de workflow, non seulement en matière de validation, mais plus généralement de rédaction, de correction, de publication, et d’archivage", analyse ainsi Hamza El-Yaagoubi, directeur général d’Adelis, SSII spécialisée dans la conception et la mise en œuvre de systèmes d’information.
Et, ce manque de généralisation des procédures de workflow et de maturité apparaîtrait même tabou pour certaines entreprises, qui ne semblent pas à l’aise pour communiquer sur cette problématique.
Ainsi, "la multiplication du nombre de contributeurs couplée à la dispersion géographique de nos sites, va impliquer la mise en place toute prochaine d’une chaîne de validation formalisée, à l’inverse d’aujourd’hui, où une validation de proximité suffit", déclare, sous couvert d’anonymat, un responsable eBusiness d’un grand groupe industriel français.
15 Libération prépare une offre week-end "en plusieurs cahiers" pour 2006 (CB News du 25/10/2005)
Le quotidien Libération prépare une offre du week-end, en "plusieurs cahiers", pour laquelle Jean-Michel Thénard, directeur adjoint de la rédaction, est chargé de l’étude. "L’idée est d’avoir plusieurs cahiers le samedi, de faire un journal du sixième jour, avec ce qu’il comporterait comme éléments différents et supplémentaires", a indiqué Antoine de Gaudemar, directeur de la rédaction de Libération. Ces projets devraient voir le jour "en 2006", a indiqué M. de Gaudemar.
16 Virage éditorial pour capital.fr (CB News du 27/10/2005)
Prisma Presse lance aujourd’hui une nouvelle version de capital.fr, comportant des services gratuits et payants et proposant l‚actualité économique en temps réel, des informations des rédactions économiques, des conseils boursiers, des rubriques immobilières, carrière et emploi
avec des PA. Une newsletter quotidienne d’infos boursières sera adressée gratuitement aux internautes.
17 Trois parties et un seul cahier pour la nouvelle formule du Monde (CB News du 03/11)
Hiérarchie, proximité, accessibilité, tels sont les maîtres mots de la nouvelle formule du Monde qui paraîtra le 7 novembre. Réalisée par le studio écossais Palmer Watson, la nouvelle maquette laissera une grande place à la photo, souvent en couleur. Le journal sera désormais divisé en trois parties : "l’Actualité", "Décryptages" et "Rendez vous". Le quotidien reste cependant édité en un seul cahier.
L’actualité, comme son nom l’indique, traite des informations les plus chaudes avec les séquences habituelles : International, France, Sociétés, Economie, etc. Les décryptages comprendront notamment le portrait, un focus ainsi que les reportages et enquêtes qui seront sur une double page. La partie Rendez-vous" regroupe la partie pratique du journal. Autre nouveauté, "la page 3" qui sera consacrée à une information inédite, présentée de manière différente ou surprenante. Les éditoriaux et analyses passent en page 2 tandis que le sommaire se trouve désormais en dernière page à côté d’un article qui reprend l’esprit de l’actuel "ventre" de une.
18 Sorrell sees media industry ’panic’ over Internet (Reuters du 27/10)
LONDON (Reuters) - WPP Chief Executive Martin Sorrell warned on Thursday that many of the world’s leading media companies are on the verge of panic amid the seismic shifts brought on by the Internet.
"There are major changes and we don’t understand the speed and scale at which they’re taking place," the head of the world’s second-largest advertising and marketing company said at a conference held by the Internet Advertising Bureau.
He described a media landscape in which traditional media such as print and television are steadily losing ground to their new media rivals.
"I think there’s a certain amount of panic among media owners," Sorrell added. "Most of these companies, ours included I suppose, are run by 50- or 60-year-olds who have trouble getting it, and who really don’t want to see change on their watch."
Sorrell singled out News Corp’s recent Internet acquisition spree as one sign that media conglomerates are scrambling to catch up.
"Rupert Murdoch, who I admire more than any other media executive ... has been willing to make (Internet) acquisitions almost willy-nilly," Sorrell said.
After Murdoch convened a group of his top managers to plot a new approach to the Internet earlier this year News Corp has spent about $1.3 billion to buy MySpace.com owner Intermix Media, gaming Web network IGN Entertainment, and online sports company Scout Media.
UK satellite broadcaster BSkyB — 37 percent owned by News Corp and with Murdoch as chairman and his son James as chief executive — has also agreed to buy broadband provider Easynet for 211 million pounds, with an eye toward developing a hybrid broadband delivery platform.
Sorrell singled out newspapers, whose lucrative classified advertising revenue streams are threatened by free Web sites like Craigslist, as one of the most vulnerable businesses.
He also warned that prices for network television advertising, which have been steadily climbing even as audiences decline, are not sustainable.
"How can traditional media continue to charge more for less ?" he said.
19 Bill Gates : dans cinq ans, "40 à 50% des gens liront la presse en ligne" (L’Internaute du 26/10)
Bill Gates, cofondateur de Microsoft, estime dans un entretien au Figaro jeudi que "dans cinq ans, on peut penser que 40 à 50% des gens liront la presse en ligne" et juge "cruciale" pour les journaux la qualité de leur site internet.
"Pour conserver leur lectorat, les journaux doivent développer leur approche électronique", assure Bill Gates pour qui "la qualité du site internet est cruciale pour les entreprises de presse".
"Jadis, la barrière d’entrée dans ce métier était très élevée pour des raisons physiques : impression des journaux, distribution, etc. Ce n’est plus le cas et les entreprises de presse sont de plus en plus concurrencées par les médias en ligne", explique-t-il.
M. Gates estime également que dans cinq ans, "on peut espérer que 60 à 70% des foyers français auront une connection rapide à internet" et que "beaucoup d’écoles et d’étudiants seront équipés de +tablet PC+" (NDLR : sortes d’ardoises numériques dotées de la puissance d’un ordinateur).
"On peut penser, même si c’est un peu ambitieux, que les manuels traditionnels n’existeront plus", affirme-t-il.
Il lit sur internet "plus de la moitié" de ce qu’il consomme : le Wall Street Journal, le New York Times et The Economist. M. Gates lit également tous les journaux informatiques en ligne. "Les articles sont actualisés, il y a des démonstrations, des vidéos, des liens, etc", précise-t-il.
Il lui arrive également de lire des livres sur PC, mais nuance-t-il, "il faut reconnaître que le support électronique est plus adapté pour des encyclopédies, des manuels d’enseignement ou des documents professionnels que pour des romans".
20 Communication corporate et financière : les attentes des marchés financiers européens (Newsletter TNS Sofres du 28/10)
À l’occasion du premier salon de la communication financière ComFi 2005 organisé le 24 octobre 2005 au Palais Brongniart (Paris), notre étude européenne réalisée pour l’agence Terre de Sienne permet de connaître les attentes des professionnels des marchés financiers européens à l’égard de la communication institutionnelle et financière des groupes cotés.
Principaux enseignements de l’étude
87 % des professionnels européens intègrent la qualité de la communication institutionnelle
et financière dans leur prise de décision ;
79 % l’estiment "assez satisfaisante", et en progrès sur de nombreux points ;
ils attendent toujours plus de transparence, d’objectivité et de précision : sur la stratégie,
sur les résultats et les perspectives chiffrées... ;
les éléments "extrafinanciers" deviennent stratégiques, intégrés par 7 professionnels sur 10, sachant que 1 sur 4 y est très attentif...
La qualité de la communication corporate et financière des groupes européens est un critère clé pour 45% des professionnels des marchés financiers européens
Véritable atout stratégique pour les groupes cotés européens, la communication corporate et financière est un critère "très important" pour environ 1 professionnel des marchés financiers sur 2 (45%). La quasi-totalité (87%) la juge "importante" pour leur prise de décision (74% en France, 95% en Suisse). Les analystes (buy side, notamment) y sont plus sensibles encore (en effet, 50 % l’estiment "très importante" contre 39% pour les gérants).
Une nette dynamique de progrès, d’ouverture et de précision
En matière de communication, c’est un sentiment majoritaire de progrès sur les dernières années qui prédomine, notamment aux yeux des "plus grosses gestions". Plus de transparence, information de meilleure qualité sur la stratégie, les objectifs chiffrés, la gouvernance...
Toutefois, plus des 3/4 des analystes et gérants européens (79%) jugent encore "assez satisfaisante" la communication institutionnelle et financière des groupes européens. Plus des trois-quarts des professionnels se déclarent "assez satisfaits" (79%) de la qualité de la communication des groupes européens cotés. C’est en Italie et en Espagne que ce pourcentage est le moins élevé (70% des analystes et gérants "assez satisfaits", pour 100% en Allemagne).
Transparence, objectivité et précision restent les "maîtres mots". Mais si les attentes des professionnels se concentrent prioritairement sur la stratégie, les résultats et les perspectives chiffrées des groupes, les éléments dits "extrafinanciers" sont spontanément évoqués : gouvernance, gestion des risques, politique environnementale et sociétale.
7 professionnels des marchés financiers européens sur 10 intègrent les éléments "extrafinanciers" dans leurs recommandations et décisions d’investissement
Sur relance, l’étude révèle que 7 professionnels des marchés sur 10 sont attentifs à la communication "extrafinancière" des groupes, 1 sur 4 y étant même "très attentif" (4 analystes buy-side sur 10). Le management arrive en 1er spontanément cité par 16%, devançant des informations aussi essentielles que stratégie et grandes orientations, dont la politique de R&D.
Les thématiques suscitant le plus d’attention de la part des professionnels des marchés financiers sont le contexte (spontanément cité à 13 %), qu’il soit politique, économique, les RH, la politique sociale (11 %), l’éthique sociétale et environnementale (8 %), la gouvernance (6 %).
21 Plus grands ou plus petits, les formats font du yo-yo (Stratégies du 27/10)
Alors que le gabarit « pocket » s’impose dans la presse magazine, certains font le pari de revenir au grand format.
« Avec notre grand format, nous faisons presque figure d’extraterrestre ! » Valérie Toranian, directrice de la rédaction de Elle, soulignait ainsi la constance de son magazine, lors d’une rencontre organisée par le Syndicat de la presse magazine et d’information et l’Association pour la promotion de la presse magazine à l’occasion des 60 ans de l’hebdomadaire. Il est vrai que, dans la presse féminine, on assiste depuis quelques années à un grand reformatage. Le format « pocket », inauguré en France par les Editions Jalou et leur mensuel Jalouse, en septembre 1999, est devenu un incontournable du secteur, surtout depuis le lancement de Glamour, il y a 2 ans.
Rares sont les féminins sans leur déclinaison compacte. Biba a lancé la sienne en mai 2005. « Aujourd’hui, notre diffusion se répartit à 50/50 entre le petit et le grand format, constate Guillemette Payen, éditrice de Biba et de 20 Ans chez Emap. Il existe même des femmes qui achètent le titre dans les deux formats, afin de l’emporter avec elle dans leurs déplacements, et de le reprendre en main au calme dans leur salon »
Après la folie du tout-compact, certains n’hésitent pas à revenir au bon vieux grand format, comme Bien dans ma vie (Axel Springer), qui s’était pourtant lancé en petit, au printemps 2002. « A l’époque, sur le segment des féminins grand public comme Maxi et Femme Actuelle, il était assez innovant de se lancer en compact », rappelle Sophie Renaud, directrice de l’expertise presse chez Carat. Mais il existerait des irréductibles du grand format... « Si la tendance de fond est à la miniaturisation, le gros du marché continue à se faire sur le grand format, qui représente cinq à six fois plus de ventes que les compacts. Et nous nous sommes aperçu que certaines lectrices, peu attirées par les titres de poche, déploraient le manque d’innovation en grand format », souligne Nicolas Sauzay, éditeur de Bien dans ma vie, qui y voit un autre avantage : être plus visible dans les points de vente. « En termes de marketing, la doubles exposition en linéaires est un plus », rappelle-t-il.
La presse féminine n’est pas la seule touchée par le phénomène. L’un des « pockets » historiques, le quadragénaire Télé poche (Emap) , est passé en septembre à un format légèrement plus grand et plus carré. Une petite révolution qui a nécessité un investissement de 8,4 millions d’euros. « Le Télé poche ancienne formule était très économique, parce que fabriqué en double imposition, c’est-à-dire que l’on fabriquait deux numéros à la fois, raconte Jean-François Moruzzi, directeur des rédactions. Mais avec la multiplication des chaînes de télévision, le format devenait un peu juste. De plus, les annonceurs étaient réticents : l’ancien format, pas homothétique, imposait presque des créations spécifiques... ». Passé quelques moments d’humeur d’abonnées qui ne « reconnaissaient plus leur Télé poche », on constate chez Emap « très peu de désabonnements ». Et même une remontée de la diffusion en kiosques de 17,5% à 450 000 exemplaires.
Si l’on en croit les éditeurs, un changement de format est forcément gagnant. Avant de se ruer dans l’aventure, attention néanmoins à éviter certains pièges. « Par exemple, lorsqu’on veut passer au petit format, une réduction homothétique ne suffit pas : il s’agit d’adapter sa maquette », indique Sophie Renaud. Devant cette fièvre des formats, pourrait-on imaginer, par exemple, des news magazines en dimension poche ? « Il serait effectivement bon pour les news d’avoir une réflexion sur la question. La praticité devient cruciale : on voit bien que même les quotidiens passent tous au format compact », estime Sophie Renaud.
22 Magazine’s Technique To Attract Subscribers : Give Them Stuff (MediaDailyNews du 03/11)
It’s no secret that magazines are struggling to find new ways of adding or keeping readers, but a new publication is taking it to an extreme, providing a financial incentive to subscribers who sign up others. The magazine, Chicken Soup for the Soul, launched in July by Modern Media LLC, has launched a "rewards program" for readers who generate new subscribers. The program, similar to the mile-rewards programs offered through airlines, provides "shopping points" that can be used to purchase items from a "soup-friendly" catalog.
The program, believed to be the first of its kind in the magazine industry, comes at a time when magazine publishers have become very aggressive about promoting subscriptions, offering discounts, and even providing "club" or free memberships to grow their subscriber base.
"I bet it could really take off in the publishing industry," says the magazine’s publisher, Mignonne Wright. Providing what she thinks can be some chicken soup for the soul of the magazine industry overall, Wright says she hopes other publishers will run with the idea and build the medium’s overall circulation. Print is "not a dying medium," she maintains.
The magazine intends to stay true to the bond authors Mark Victor Hansen and Jack Canfield sought to create with readers when they first began selling the "Chicken Soup for the Soul" books out of backpacks. Wright aims to target "Chicken Soup" fans to promote circulation. "We want to make them our sales force," she explains. "We did not do direct mail or promotions. Who better to sell our magazine than those who read it—and then they get to shop for free."
The rewards program, which is being managed by National Community Services, enrolls every subscriber with 1,000 points, and provides them with an additional 1,000 points for each new subscription they generate. After accumulating 10,000 points, members qualify for merchandise from a catalog managed by Quality Incentive Company, featuring adult and children’s products that range from a Homer Simpson alarm clock and a Spanish-language immersion program to diamond rings and Movado watches.
But Mignonne believes the subscriber incentive program may go one step further : If there is a trend in readers’ purchases, she says it may influence an article in an upcoming issue.
Chicken Soup for the Soul magazine currently has a circulation of 150,000, and is published six times a year.
23 Le tour du « Monde » en trois parties (Libération du 08/11)
Digéré le flot de critiques qui a suivi le livre de Péan et Cohen, oubliés les déchirements internes, apaisés les tourments du plan de départs volontaires : le Monde compte bien tourner la page de deux années noires avec le lancement, lundi, de sa nouvelle formule.
Jean-Marie Colombani la présente comme une réponse à un « double choc ». Celui que connaissent tous les quotidiens payants, avec la montée en puissance de l’Internet, de l’info surabondante et de la culture du tout-gratuit, qui pèse lourd sur les ventes (- 3,9 % en 2004-2005). Mais aussi « le choc des attaques et des critiques qui a perturbé nos lecteurs ». C’est à eux, ces lecteurs qui n’achètent plus le Monde tous les jours, que Colombani s’adresse en priorité. « Nous leur disons : "Vous avez raison d’être exigeants. Vous nous avez critiqués, on vous a entendus. Et on revient devant vous avec une copie différente". »
Le directeur du Monde ne cite pas le nom d’Edwy Plenel, qui vient de faire ses adieux au journal, mais c’est bien à lui, et à ses manchettes accrocheuses, qu’il pense, en insistant sur la nécessité pour le Monde de « peser le juste poids des choses ».
Il aura fallu neuf mois de réflexion, d’innombrables réunions, des entretiens avec des centaines de lecteurs pour mettre au point ce nouveau Monde. Un chantier conduit par un franc-tireur du journal, Eric Fottorino, promu numéro deux de la rédaction, entouré d’une petite dizaine de journalistes issus de différents services.
Alors ? Alors il y a du dépaysement dans l’air. Maquette élégante, réorganisée en trois « temps de lecture »(Actualité Décryptages et Rendez-vous), un caractère typographique grossi de 13 %, beaucoup de couleur, de grandes photos, des infographies, de la proximité. La page 3 sera attribuée chaque jour au service du journal qui aura proposé un « sujet original et surprenant ». Une page « Sciences & Environnement », consacrée aux grands enjeux de la Terre, fait son apparition. Et partout des « ceintures de connaissances » (de la pédagogie et du contexte), parce que le Monde reste le Monde, tout de même.
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